Un couple de jeunes Indiens amoureux: l'association Right to Love se bat pour protéger les amoureux des gardiens auto-proclamés des valeurs indiennes traditionnelles.Getty Images/Hemant Mehta

Saint-Valentin: les jeunes couples indiens face aux traditionnalistes

Par RFI 

mediaUn couple de jeunes Indiens amoureux: l’association Right to Love se bat pour protéger les amoureux des gardiens auto-proclamés des valeurs indiennes traditionnelles.Getty Images/Hemant Mehta

En Inde, la Saint-Valentin est de plus en plus célébrée chaque année. Mais la fête des amoureux fait également face à l’opposition de nombreux groupuscules d’extrême droite, gardiens auto-proclamés des valeurs indiennes traditionnelles, qui n’ont pas hésité ces dix dernières années à avoir recours à la violence à l’encontre des couples non-mariés le 14 février, mais aussi tout au long de l’année. Face à cette « police de la morale », l’ONG Right to Love basée dans la ville de Pune dans l’ouest du pays, se bat pour protéger les amoureux.

Avec notre correspondant à New Delhi, Antoine Guinard

Chaque 14 février c’est la même rengaine en Inde. Plusieurs organisations hindouistes  pour certaines totalement obscures – montent au créneau, menaçant de s’en prendre aux jeunes couples. Une des plus importantes, le Bajrang Dal, réputé pour ses actions violentes, a déconseillé les restaurants et les bars de la ville d’organiser des évènements « spécial Saint-Valentin ».

Ces derniers jours, l’université de Lucknow, la capitale régionale de l’Uttar Pradesh, a même annoncé qu’elle fermerait ses portes ce mercredi. Dans une directive pour le moins étrange, elle évoque « l’influence de la culture occidentale sur les jeunes Indiens qui célèbrent la Saint-Valentin » et a interdit  à ses étudiants de se rendre sur le campus.

Résistance

Mais depuis plusieurs années, la résistance s’organise. Abhijeet Kamble a fondé l’ONG Right to Love ou « droit à l’amour » en 2015, révolté par le passage à tabac d’un couple la même année dans sa région du Maharashtra. Il a récemment fait une demande inédite : la création d’un parc réservé aux couples.

« Il y a des gens en Inde qui s’indignent même lorsqu’un frère et une soeur ou un couple marié marchent ensemble dans la rue ! s’indigne-t-il. Mais l’amour n’est pas un crime. Nous voulons un parc ou les garçons et filles qui sont amoureux peuvent passer du temps ensemble en paix et apprendre à se connaître. »

Depuis trois ans, Right to Love a conseillé plus de 50 couples, les aidant à s’installer ensemble alors que leurs familles respectives s’y opposaient. Selon Abhijeet Kamble, la plupart de ces couples sont intercastes ou interreligieux, ce qui reste un énorme tabou en Inde et donne régulièrement lieu à des crimes d’honneur.


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9 bonnes raisons de venir parler santé, sexe et intimité avec Axelle Jah Njiké (GAMS) & Sharone Omankoy

Neuf bonnes raisons de venir parler santé, sexe, intimité avec Axelle Jah Njiké et Sharone Omankoy

Voici deux ans que nous organisons des événements. Des rencontres-débat publiques, sur diverses thématiques, avec des acteur.ice.s du monde afro-français.

Jamais nous n’avions décidé d’aborder un sujet aussi sensible, important, compliqué : la santé et la manière de la préserver, à tous les niveaux.

C’est un débat émergent, au coeur de nos vies, mais qu’on a encore du mal à aborder.

Nous trouvions intéressant de pouvoir apporter quelques outils, réflexions, coups de gueule avec l’aide de talents, en introduction d’une soirée musicale de haute volée.

N’hésitez pas à prendre vos billets, on vous dit ici pourquoi vous ne le regretterez pas !

Billetterie > weezevent.com/l-afro

  1. Des intervenantes de choix

Nous sommes heureuses et fières qu’Axelle Jah Njiké et Sharone Omankoy aient accepté de discuter en public de ces sujets. La première est une autrice, militante à l’histoire personnelle chargée, et administratrice à la GAMS, federation qui s’occupe de la question des mutilations sexuelles et des mariages forcés. La seconde est l’une des personnes à l’origine de Mwasi, travaillant au contact de femmes afrodescendantes affectées par le VIH. Toutes deux féministes, de générations et de backgrounds différents, elles ont également l’avantage de ne pas être d’accord sur tout ; toujours utile pour un débat. Elles s’accordent sur quelque chose de fondamental : l’intime est nécessairement politique. Et important à reconsidérer, notamment pour les afrodescendant.e.s. Elles ont l’habitude d’être à l’écoute et de choisir les bons mots pour parler de sujets qui bouleversent les codes.

Ni thérapeutes, ni gourous, elles vont cependant délivrer bon nombre d’informations de par leur métier et leur expériences personnelles. Et vont sans doute bousculer vos idées reçues, sur tous les sujets ayant trait à l’intime.

2. La qualité de l’échange

Les deux intervenantes partageront non seulement leurs expériences personnelles mais, également professionnelles, elle seront en mesure de fournir des faits en communiquant des données notamment autour des port.eur.ses du VIH dont Sharone Omankoy nous parlera, loin des clichés habituels que l’on peut entendre sur la question.

3. Des thématiques rarement abordées

Il est rare que ces sujets soient évoqués, surtout dans un espace public. On salue au passage des initiatives tels que le podcast Exhale propulsé par le média atoubaa ou encore les rendez-vous Sexcare.

4. Le cadre

C’est notre deuxième événement au Hasard Ludique. La salle permet d’accueillir un nombre important de personnes tout en gardant le côté intime nécessaire à ce type d’événements. Un espace sûr, safe, où ce qui sera dit sera respecté et tout le monde est bienvenu. Vous avez notre parole.

5. Un sujet qui nous concerne tout.e.s

Toujours sensible à la question de la transmission d’une génération à une autre, nous espérons que cette discussion pourra être l’occasion de débuter ou de pousser plus loin des questionnements personnels mais aussi ouvrir ou prolonger des dialogues, que vous ayez 18 ou 45 ans, que vous soyiez une femme, un homme, mère, père, soeur, frère …

6. On parlera santé sexuelle mais pas que …

Toujours dans le thème de la santé, on abordera également les enjeux liés à la dépigmentation de la peau avec Aude Mougayana de l’association Esprit d’Ebène, qui a lancé une campagne dans les transports franciliens intitulée Stop Dépigmentation dont les clichés sont signés du photographe David Uzochukwu et qu’on exposera le samedi 17 février.

7. L’intimité respectée, justement 😉

Vous vous posez peut-être des questions très intimes, ou avez peut-être des proches qui sont dans des situations sanitaires compliquées, voire mortelles. Vous ressentez peut-être de la tristesse, de la gêne à évoquer certains sujets ayant trait à votre histoire intime, sexuelle et vous ne savez peut-être pas où trouver des réponses à vos questions, quel qu’elles soient. Cet événement peut être l’une des occasions d’en obtenir, et de rencontrer des personnes avec qui vous pourrez dialoguer dans le respect.

8. Le concept : talk mais aussi live et party 🙂

Le thème du débat vous gêne ? Vous ne vous sentez pas concerné.e ? Vous avez peur de ne pas pouvoir arriver à temps pour attraper tout le débat car c’est samedi, que 20h ça vous paraît tôt et que vous courrez déjà toute la semaine ? Le débat promet d’être très intéressant, très fort ; il introduit une soirée musicale qui le sera tout autant. Sira Niaméest la tête d’affiche du concert de cette soirée. L’univers de cette jeune chanteuse cadre parfaitement avec l’événement.

Sira Niamé

Mutine, aventureuse, voire frondeuse, la musique de Sira Niamé est un mélange des musiques afrodescedantes qu’elle aime écouter, qu’elle a appris à maîtriser, et qu’elle a appelé africana. Ses textes parlent de sa vie de femme, amoureuse, à corps perdu dans des histoires intenses, tantôt sulfureuses, tantôt douloureuses.

Plus besoin de vous présenter Cheetah dont nous vous avons déjà parlé ici et là.

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Marina Wilson par @NoellaL pour L’Afro / #FraichesWomen

C’est par ailleurs la deuxième fois qu’elle mixe à notre événement. La première fois, c’était déjà au Hasard Ludique. On ne change pas une combinaison gagnante 😉

9. Nos soirées se passent toujours bien 😉

La preuve en images

https://youtu.be/LGmlbR11UZw

10. On ne se retrouvera ensuite qu’en mai

OH NON, vous voit-on déjà crier en vous prenant la tête entre les mains. Si vous ne savez pas tenir sans nous pendant 3 mois, ne vous inquiétez pas, ce n’est qu’un au revoir ! C’est notre dernier événement avant le festival Fraîches Women. Nous l’avons annoncé, on bosse dessus d’arrache-pied : début mai, nous organisons notre première manifestation d’envergure, une plateforme dédiée aux femmes afrodescendantes et à toutes les autres. Ateliers, rencontres, stands, concerts, dj sets… On va mettre les petits plats dans les grands et créer un espace propice à la discussion et aux échanges.

Source : https://lafrolesite.wordpress.com/2018/02/08/neuf-bonnes-raisons-de-venir-parler-sante-sexe-intimite-avec-axelle-jah-njike-et-sharone-omankoy/


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Edition spéciale #6février #Journée Internationale Tolérance Zéro aux Mutilations Sexuelles Féminines

Le début de l’année s’accompagne également des préparatifs pour la Journée Internationale Tolérance Zéro aux Mutilations Sexuelles Féminines du 6 février ! Il est vrai qu’au GAMS c’est tous les jours le « 6 février ! »
Toutefois ne boudons pas notre plaisir de partager des moments riches en information, et en temps conviviaux ! Ces occasions d’échanges et de partages sont importants, car seul•e, on ne peut rien, mais ensemble l’espoir est permis !
Au plaisir de vous retrouvez à l’un des nombreux événements « 6 février » que le GAMS organise et/ou pour lesquels nous sommes partenaires ! N’hésitez pas à relayer et à faire connaître ces actions.

GAMS ARA (Auvergne-Rhône-Alpes)
Le  6 février, à 20h30, à l’Espace Albert Camus, dans le cadre de la Journée internationale « Tolérance zéro aux mutilations sexuelles féminines », Pôle en Scènes, en partenariat avec la Ville de Bron et le Groupe pour l’Abolition des Mutilations Sexuelles Féminines (GAMS) Auvergne-Rhône-Alpes, propose une soirée théâtre suivie d’un débat en présence du Pr Daniel Raudrant et de Claire Durand-Morel, Conseillère municipale déléguée à la Parité. Au programme, « F(l)ammes », une pièce de théâtre où dix jeunes femmes « des quartiers », nées de parents ayant vécu l’exil, expertes de leur vie et de leur féminité, prennent la parole… Tarifs : 25€ à 28€. Pour réserver : http://www.billetreduc.com/201452/evt.htm

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GAMS Grand Est

Le 6 février, le GAMS Grand-Est animera un débat sur les Mutilations Sexuelles Féminines après la projection du film « UNCUT » au Parlement Européen de Strasbourg.

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RIFEN Nord-Pas-de-Calais/GAMS Hauts-de-France
Le 6 février, au Centre social Villeneuve d’Ascq, la RIFEN Nord-Pas-de-Calais/GAMS Hauts-de-France propose une soirée Café littéraire avec Diaryatou BAH, auteure de l’ouvrage « On m’a volé mon enfance », Editions Anne Carrière, Paris, avril 2006. « Diaryatou naît en 1985 en Guinée. Son père a 4 épouses et 32 enfants. Elle est confiée à sa grand-mère, qui l’élève dans un village sans électricité. Comme toutes les filles là-bas, elle est excisée à l’âge de 8 ans. A 14 ans, elle retourne à Conakry. Son père la marie par procuration à un Guinéen qui déclare travailler pour l’Union européenne en Hollande. On lui promet un futur époux attrayant, qui soutiendra financièrement sa famille. Munie de faux papiers – elle n’est pas en âge de se marier -, elle débarque en Hollande. Son mari est en réalité un marabout aux tendances sexuelles violentes, qui vit déjà avec une autre femme. Diaryatou fait une fausse couche sans même savoir ce que signifie être enceinte. Elle perd un second bébé car son époux refuse toute assistance médicale lors de son accouchement. Ils partent ensuite pour la France. Diaryatou est pleine d’espoir, mais les violences continuent. Elle vit recluse dans un appartement sombre. Un jour, elle voit, à la télévision, une jeune femme qui témoigne sur les violences conjugales et explique comment elle a fui un mari cruel. Le 20 janvier 2004, Diaryatou fait ses bagages et se retrouve à la rue. Impossible de rentrer chez elle, elle serait disgraciée. Elle obtient finalement de l’aide des autorités. Un long processus d’intégration en France se met en route. Ce livre bouleversant retrace la lutte d’une jeune immigrée clandestine pour sa survie et son identité. » On peut le commander ici Pour tout renseignement  :  06 87 71 67 64

GAMS Ile-de-France 

A l’occasion de la Journée Internationale Tolérance Zéro aux Mutilations Sexuelles Féminines, le GAMS Ile-de-France propose une rencontre publique sur « La situation de l’excision en Guinée-Conakry et dans les diasporas guinéennes d’Europe », en présence de nombreuses personnalités guinéennes, à la Mairie du 20ème arrondissement de Paris. L’entrée est libre, gratuite, sans inscription

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GAMS Normandie

Dans le cadre de la Journée Internationale contre les mutilations Sexuelles Féminines, Tolérance Zéro à l’excision et stop mariages forcés, le GAMS Normandie  vous invite à une rencontre le mardi 6 Février 2018

Programme de 14 h00 à 17 h 00

  • Accueil du public
  • Projection d’un film : » L’été de Noura »
  • Présentation du GAMS Normandie et de ses missions
  • Débat et échanges
  • Goûter convivial

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Ta Vie en Main/GAMS Occitanie
Le 3 février, le GAMS Occitanie propose, dés 15h00, à l’Espace des diversités au 38 rue dAubuisson à Toulouse. Au programme :
Dès 15 h 30 à l’auditorium, un conte théâtralisé avec la participation de Woohpy, conteuse Yacouba.
Suivi de débats avec la participation du Collège Supérieur du Droit de l’université Toulouse 1 Capitole et de Nana Camara, Formatrice et conseillère technique à la Fédération nationale GAMS. 
Nous clôturons vers 18h par une rencontre et discussions avec le public autour d’un pot de convivialité.
L’entrée est libre et le public désireux de nous rejoindre est libre de le faire à tout heure.

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Union des Femmes du Monde/GAMS Sud

À la Maternité de la Conception (pôle Femmes-Parents-Enfants AP-HM) l’équipe médico-chirurgicale s’est organisée pour prendre en charge les victimes de mutilations sexuelles féminines. Le Dr Emmanuelle COHENSOLAL, chirurgien gynécologue, et Françoise COURTOISIER, sage-femme coordinatrice, ont mis en place une permanence d’accueil, de soutien et d’information en lien avec les assistantes sociales. Depuis 2008, l’équipe travaille en collaboration avec l’Union des femmes du monde GAMS Sud, présidée par la comédienne Naky SY SAVANE. Une passerelle est ainsi créée entre l’hôpital et les jeunes femmes, qui trouvent quelqu’un à qui parler sans tabou de ce qu’elles ont vécu, ce qu’elles ne veulent plus vivre, et surtout ne pas faire vivre à leurs filles. « De plus en plus de femmes viennent nous voir, pendant la grossesse ou après l’accouchement », confirme Françoise COURTOISIER. « Si elles ont un problème, elles savent qu’à la maternité on les accueille toujours ». Suivant le souhait des patientes, l’équipe peut aussi assurer la reconstruction chirurgicale.

Mardi 6 février 2018 de 10h à 17h

Amphithéâtre Cabanne
« Zéro tolérance contre l’excision à Marseille et région »
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RUNGANO NYONI, Réalisatrice

[JE NE SUIS PAS UNE SORCIÈRE] Rungano NYONI, conteuse zambienne #film

La réalisatrice d’origine zambienne, Rungano Nyoni, signe son premier film, I’m not a Witch, qui sortira en salles le 27 décembre en France. Un conte campé dans la réalité des femmes sorcières en Afrique, isolées de la société. Entretien.

 A peine débarquée du Portugal – où elle vit depuis plusieurs années – pour assurer la promotion de son premier film tourné en Zambie, I’m Not a Witch (Je ne suis pas une sorcière), que la réalisatrice britanno-zambienne de 35 ans semble déjà impatiente de quitter l’humidité parisienne. Ultra sollicitée, Rungano Nyoni a à peine le temps d’avaler une cuiller de son plat de riz tant elle enchaîne les rencontres presse depuis le début de la journée, dans cet hôtel arty du 9earrondissement. Pour autant, elle est consciente de « la chance » qu’elle a. Et pour cause, outre son homologue nigériane, la réalisatrice Omoni Oboli dont le nom n’est plus à faire à Nollywood, elles sont peu nombreuses à jouir d’une exposition hors des frontières du continent.

Rungano Nyoni ne se réclamait pas du statut de réalisatrice africaine avant d’en faire le constat. D’abord au festival de Cannes, où là encore, elle faisait quasi figure d’exception en présentant ce même long-métrage lors de la Quinzaine des réalisateurs. Mais ce n’est pas l’unique raison d’en parler.

Avec I’m not a Witch, Rungano Nyoni signe une fable tragi-comique d’une beauté rare. Elle nous emmène à la rencontre d’une fillette de 9 ans, Shula, accusée de sorcellerie, qui sera placée dans un camp de sorcières et privée de sa liberté. La réalisatrice s’aventure avec brio sur le terrain du conte pour porter un regard tantôt satirique tantôt désespéré sur les croyances populaires qui régissent les sociétés africaines… Et plus largement les sociétés patriarcales. Mais à aucun moment elle ne porte de jugement… Et c’est là que cette « outsider », comme elle se définit elle-même, réalise un coup de maître.

Si Rungano, qui signifie « histoire », « conteur » en langue shona, a beaucoup à dire et montrer, qu’elle s’est ultra documentée pour nous donner à voir sa vision du monde, elle conserve la distance nécessaire du démiurge. Merveilleusement contemplative, sans être totalement apolitique, I’m not a Witch fait l’économie des mots pour mieux nous laisser juger par nous-mêmes…

Que saviez-vous de la réalité des camps de sorcières en Zambie, et en Afrique, avant de réaliser ce film ?

J’ai fait beaucoup de recherches, et je suis allée dans l’un de ces camps, dans le nord du Ghana. Les camps de sorcières, dit comme cela, ça sonne très dramatique. Mais, en réalité, ces femmes que l’on accuse d’être sorcières sont chassées du village ou menacées de mort. Elles trouvent, de fait, refuge dans ces camps. Et sont en sécurité. Le problème de ces camps, c’est qu’en contrepartie, en échange de cette protection, ces femmes doivent travailler gratuitement. C’est une sorte d’esclavage.

Il y a la question de l’esclavage moderne… Et celle des zoos humains aussi, qui est évoquée dans le film.

Oui, la question des zoos humains est prégnante. Je me suis rendue dans un camp urbain. Et j’ai été la première à demander si je pouvais prendre des photos tout en étant bien consciente de ma requête. Les femmes ont réagi de manière très violente, c’était un non catégorique ! Elles ont fini par m’avouer qu’énormément de personnes venaient et prenaient des photos puis repartaient. Donc, il m’est venue cette idée. Je voulais aussi évoquer l’idée des Africains exploitant les Africains. Parce qu’in fine tout le monde exploite les femmes.

C’est ce que je ressens avec certaines ONG, qui d’une certaine manière se font de l’argent sous couvert d’altruisme… Dans le camp où je me suis rendue, on venait de construire des huttes, mais il fallait voir leur état : petites, horribles, très mal conçues. Et on y met des femmes dedans ! Dire que des gens paient très cher pour construire des habitations pour ces femmes, et voilà le résultat.

I’m Not a Witch, un film politique ?

Je ne sais pas si ce film est politique, mais ce dont je suis certaine c’est que je voulais provoquer. Et parler de plein de choses. Au final, je pense avoir pu exprimer tout ce que je voulais.

J’ai grandi dans un environnement humanitaire. Ma mère tenait un centre de réfugiés au Pays de Galles, composé de femmes victimes de violences domestiques. Elles fuyaient en secret, avec leurs enfants. Nombre d’entre elles, en particulier les non-Britanniques, vivaient dans des situations très difficiles. Ostracisées par leur communauté, elles devaient en plus gérer les problèmes de visas, d’immigration etc. En quelque sorte, dans la construction de ces organisations, j’y ai trouvé des similarités avec les camps de sorcières : toutes ces femmes réunies et privées de leur liberté.

I’m not a Witch de Rungano Nyoni

Ces camps sont exclusivement féminins et sont contrôlés par des hommes. On sent la volonté chez vous de pointer du doigt les sociétés patriarcales…

Oui ! On ne peut pas y échapper. J’ai été directement témoin des sociétés patriarcales au Ghana. Parce qu’en Zambie, on a affaire à une société matriarcale. Mais au final, ça ne change pas grand-chose, parce que la société reste dirigée par les hommes. Mais au Ghana, c’était le choc !

Je ne pense pas que les camps de sorcières soient une question de croyances ou de spiritualité. Non, il est question de l’oppression faite aux femmes. Cette histoire permet de poser une question universelle : comment se débarrasser de cette misogynie qui déferle partout dans le monde ? Malheureusement, je n’ai pas la réponse…

Qui est Shula, cette petite fille accusée de sorcellerie, protagoniste du film ? Pourquoi avoir opté pour un personnage aussi jeune ?

Les femmes dans ce camp sont fatalistes, elles se sentent condamnées. Alors j’ai commencé à imaginer le personnage qui les ferait changer… Au départ, j’ai pensé à une femme forte, féministe, qui ferait un peu sa révolution. Puis, je me suis qu’il fallait éviter les bavardages de type « Agissons ! A nous liberté ! » etc. Ça ne se passe pas comme ça dans la vraie vie. La seule chose qui pouvait changer l’état d’esprit de ces femmes était de voir, à travers une petite fille, à quel point leur situation est injuste.

Le changement requiert souvent l’intervention de beaucoup de personnes. Mais parfois, une seule personne suffit. Shula est une sorte d’agneau sacrifié.

Shula – I’m not a Witch de Rungano Nyoni

L’exclusion se retrouve aussi à travers la question du colorisme, traitée en toile de fond. La communauté albinos est exclue du reste de la société, les personnes à la peau très foncée aussi…

Oui, je voulais vraiment aborder le sujet. Encore, une fois, je parle de plein de choses. Mais le colorisme est partout. Et commence chez nous, au sein de nos propres communautés. Même la petite fille de mon film m’a confié, à huit ans, ne pas se trouver jolie, parce qu’elle est foncée. Elle se comparait à moi. Bien sûr, je lui disais qu’elle était belle. C’est insensé ! Mais où tout cela commence ? Moi-même, quand j’étais plus jeune, je me comparais aux peaux plus claires… Puis j’ai visionné Sister Sister (rires) – série américaine des années 90 – et je me suis identifiée à ces deux ados noires ! Plus on sera exposés de façon multiple, et plus les critères de beauté changeront.

Vous êtes née à Lusaka, capitale de la Zambie, avez grandi au Pays de Galles, et vivez aujourd’hui au Portugal… Comment vivez-vous votre identité culturelle ?

J’ai toujours l’impression d’être une outsider, partout où je vais. Mon grand-père est espagnol, mon père est clair de peau et les gens ont toujours été fascinés devant lui. Ma mère est zambienne et foncée de peau. Aujourd’hui, la Zambie est un peu plus mixte, mais à l’époque, vu mon background, j’avais la sensation de ne pas représenter grand-chose. Quand je dis que je suis zambienne, on ne me croit pas. Idem lorsque je dis que je suis britannique… Alors je laisse les gens me définir. Le seul moyen pour me décrire est de dire où je suis née, où j’ai grandi et où je vis. Et parce que je suis une outsider, cela me permet de garder une certaine objectivité dans ma manière de travailler. C’est un avantage en tant que réalisatrice, mais un inconvénient en tant qu’individu.

Ce n’est pas la première fois que vous campez une histoire en Zambie. Votre court-métrage Mwansa the great se déroulait déjà là-bas… Était-ce important pour vous de tourner là-bas ?

Au départ, l’histoire ne se passait pas en Zambie. L’industrie du cinéma est quasi inexistante, j’ai pensé qu’il serait très compliqué de réaliser un film là-bas. Le pays est jeune, le cinéma aussi. Mais finalement, quand je suis passée à l’écriture, je ne voyais que la Zambie. Alors, j’ai juste décidé d’y aller ! Même s’il s’agit d’un conte, l’ambiance générale, les différentes langues et lieux identifiés sont là. La structure du conte aussi reflète d’une certaine manière la culture zambienne. J’ai quitté la Zambie à l’âge de neuf ans, et y retourne chaque année pour y rester quelques mois. Alors c’était important pour moi.

Source : Eva SauphieLa minute Afro Chic by Into The Chic



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Asile et Excision – Actualités sur le Certificat Médical – Paris – 29 janvier 2018

L’association Excision, parlons-en! a le plaisir de vous inviter à sa conférence-débat « ASILE ET EXCISION : actualités sur  le certificat médical », qui se tiendra le 29 janvier 2018 à 14h au Palais du Luxembourg à Paris.

Nous échangerons à cette occasion sur la question de l’établissement du certificat médical dans le cadre de la protection internationale prévue pour les personnes exposées au risque d’excision en France ou en cas de retour dans leur pays d’origine, en présence de l’OFPRA, d’un médecin légiste en Unité Médico Judiciaire, et d’un médecin gynécologue spécialisé sur les problématiques des Mutilations Sexuelles Féminines.

Inscription obligatoire avant le 20 décembre ici : http://bit.ly/2A8frkA

Programme de la conférence-débat (également en PJ):

  • 13h30 : Accueil
  • 14h00 : Ouverture
    • Esther BENBASSA, Sénatrice de Paris Île de France
    • Moïra SAUVAGE, Vice-Présidente d’Excision, parlons-en!
  • 14h15 : Introduction – Présentation du texte, problématique et enjeux
    • Maître Judith CORONEL-KISSOUS, avocate au barreau de Paris et Vice-Présidente d’Excision, parlons-en!
  • 14h35 : Analyse par l’OFPRA
    • Sophie PEGLIASCO, cheffe de cabinet du Directeur Général de l’OFPRA
  • 15h15 : Le certificat médical délivré par les UMJ
    • Dr Judith TRINQUART, médecin-légiste à l’UMJ de Gonesse Île de France
  • 15h45 : Le certificat médical délivré par les centres de santé spécialistes de l’excision
    • Dr Ghada HATEM, gynécologue, médecin cheffe de la Maison des Femmes, hôpital de Saint-Denis, Île de France
  • 16h15 : Excision, des réalités contrastées, selon les pays. Point à date.
    • Isabelle GILLETTE-FAYE, sociologue,directrice du GAMS et Présidente d’Excision, parlons-en!
  • 16h55 : Clôture

Pour télécharger le programme, cliquez ci-après : Programme_Asile&Excision_ExcisionParlonsEn


Crédits: DR In Fratmatinfo

Mariage forcé: 40% des filles mariées avant l’âge de 18 ans en Côte d’Ivoire

En Côte d’Ivoire, la loi fixe l’âge minimum du mariage à 18 ans pour les filles. Mais une enquête du Fonds des nations unies pour l’enfance (Unicef) révèle qu’en 2016, dans l’ouest ivoirien, 58% de filles de moins de 15 ans sont déjà en union, suivi du sud-ouest dont le taux est de 53% et du nord-ouest avec 52%. Cela signifie que plus de 4 filles sur 10 (soit 40%) ont été contraintes au mariage avant l’âge de 18 ans.

Ces informations ont été communiquées lors d’une campagne de lutte contre les Violences basées sur le genre (Vbg) ce mercredi 29 novembre 2017, au lycée moderne 2 d’Abobo.

Selon Mme Claudine Hien, inspecteur d’éducation spécialisée et responsable de la cellule sociale dudit établissement, ces activités s’inscrivent dans le cadre des 16 jours d’activisme de la campagne mondiale contre la violence à l’égard des femmes et des filles. Qui se déroulent du 25 novembre au 10 décembre 2017 autour du thème: « Mettons fin au mariage des filles pour un avenir meilleur ».

Les élèves ont été instruits sur les conséquences des mariages précoces et forcés en Côte d’Ivoire dont les causes fondamentales sont la pauvreté et les considérations culturelles dans certaines sociétés. Puis les conséquences de ce fléau ont été identifiées par les communicateurs.

Il s’agit, entre autres, de la dégradation de la santé sexuelle, les grossesses précoces, les accouchements à risques, le Vih/Sida, les infections sexuellement transmissibles, la marginalisation des filles victimes, le décrochage scolaire, le traumatisme, le suicide, la fragilisation.

Face à cette triste réalité, le gouvernement ivoirien, le système des Nations unies et la société civile ont initié des actions en vue d’éradiquer ce phénomène. Mais, des défis restent encore à relever.

C’est pourquoi, les élèves ont été exhortés à dénoncer tout acte ou tentative qui vise à conduire une fille au mariage forcé dans leurs lieux de résidence respectifs ou à l’école. Il leur est également demandé d’interpeller la police ou la gendarmerie la plus proche, l’administration scolaire, la cellule sociale de leur établissement, les centres sociaux.

ALFRED KOUAME
CORRESPONDANT

Source : https://www.fratmat.info/index.php/nos-unes/mariage-force-40-des-filles-mariees-avant-l-age-de-18-ans-en-cote-d-ivoire


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Agenda du GAMS – « 25 NOVEMBRE » – Journée Internationale de Lutte contre les Violences faites aux Femmes

Dans la Fédération 

GAMS Normandie
Le 21 novembre, au Havre, la GAMS Normandie a tenu un stand lors du Forum des Associations de l’IUT, avec la projection du film « L’été de Noura », avec un débat, autour des Mariages Forcés.

RIFEN/GAMS Hauts-de-France
Le 24 novembre 2017, à 20 h 00, les associations : Mères pour la paix, Amnesty international et la RIFEN/GAMS Hauts de France organisent la projection du film « La Belle et la Meute », de Kaouther Ben Hania. L’intervenante principale sera Carole VINALS, Maître de conférence à Lille III. Cinéma Le Méliès,  11 Rue Traversière, 59650 Villeneuve-d’Ascq. Pour tout renseignement : 06.87.71.67.64.

GAMS Grand Est
Le 24 novembre, le GAMS  Grand Est interviendra sur la thématique des mutilations sexuelles féminines, lors du « Colloque européen francophone sur les violences faites aux femmes : les professionnels s’engagent au sein d’un réseau », à initiative de Gynécologie sans Frontières. Inscription gratuite, mais obligatoire à : colloquevffreims@gmail.com Plus d’information : https://gynsf.org/colloque-vff-reims-24-novembre-2017/

Ta Vie en Main/GAMS Occitanie
Le 25 novembre, en partenariat avec la Ville de Toulouse, Ta Vie en Main/GAMS Occitanie, va animer un stand lors du Carrefour-Rencontre entre toulousain.e.s et les actrices.eurs de la lutte contre les violences dans le cadre de la journée internationale pour l’élimination des violences à l’égard des femmes, au Square Charles de Gaulle, à Toulouse, de 10h00 à 18h00. Entrée libre, sans inscription.

GAMS ARA
Le 25 novembre, le GAMS ARA va participer à une table-ronde autour des violences faites aux femmes, avec les associations locales de la Ville de Vaulx-en-Velin (69). Pour tout renseignement : 06.59.51.05.05.

En Ile-de-France

22 novembre 2017

Le GAMS National est invité par la MIPROF lors des 5èmes rencontres interprofessionnelles, pour présenter le Guide de formation à destination des professionnel.le.s pour le repérage et la prise en charge des personnes menacées ou victimes de mariages forcés, au Ministère des Solidarités et de la Santé, à Paris. Pour suivre en direct la formation en ligne http://ptolemee.com/rencontres-Miprof/inscription.html

24 novembre 2017 
Le GAMS Ile-de-France animera pour le Service Social Polyvalent du 15ème arrondissement du CASVP (Centre d’Action Sociale de la Ville de Paris) une causerie débat avec les usagères autour du film « Bilakoro », de Johanna BEDEAU.  Bilakoro raconte la vie quotidienne de trois femmes face à l’excision. De Bamako à Paris, Awa, Kadidia et Inna parlent de leurs douleurs malgré la pression culturelle qu’elles subissent. Chacune, à sa manière, lutte contre l’excision. C’est aussi un Kit de formation de la MIPROF. Disponible ici http://stop-violences-femmes.gouv.fr/Les-outils-de-formation-sur-les.html

25 novembre 2017 
La Mairie du 20ème arrondissement, l’association BENKADI AFEMA 20 et le GAMS Ile-de-France, à l’occasion de la journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes pour comprendre et agir contre les violences faites aux femmes ici et là-bas vous invitent à : une projection-débat autour du film la Caravane des Femmes Franco-Maliennes. Accueil convivial à 9h30, autour d’un café. Présentation du film et débat jusqu’à 13h00. Entrée libre, sans inscription préalable. Au Pavillon Carré de Baudoin, 121 rue de Ménilmontant, 75020 PARIS.  Accès : Métro Gambetta (L3) – Bus lignes 96 et 26 – arrêt Pyrénées ou Ménilmontant.

28 novembre 2017
A l’invitation de l’Atelier Santé Ville du 10ème arrondissement, lors d’une après-midi « S’informer, participer, échanger et se reconstruire », le GAMS Ile-de-France tiendra un stand d’information de 14 h 00 à 18 h 00. Entrée libre, sans inscription préalable. Mairie du 10ème arrondissement, 72 rue du Faubourg Saint-Martin, 75010 PARIS. Métro : Château d Eau. Bus : MAIRIE DU 10E : 38 ; 39 ; 47

 


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Mobilisation contre les mariages précoces et forcés, en Afrique de l’Ouest et du Centre

Au rythme de réduction actuel, l’Afrique de l’Ouest et du Centre mettra plus de 100 ans pour mettre fin au mariage des enfants. Cette région compte six des 10 pays où la prévalence du mariage des enfants est la plus élevée au monde

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A moins d’une vraie accélération des progrès enregistrés, il faudra compter plus d’un siècle pour que l’Afrique de l’Ouest et du Centre puisse mettre fin au mariage des enfants, avec des conséquences dramatiques pour des millions de jeunes filles mariées, sans compter l’impact paralysant sur la prospérité de la région.

Le nouveau rapport statistique de l’UNICEF « Achieving a future without child marriage : Focus on West and Central Africa » fait ressortir qu’en raison de la forte croissance démographique et des taux de prévalence élevés, même un doublement du déclin actuel ne suffirait pas à réduire le nombre de jeunes filles mariées chaque année.

4 femmes sur 10 mariées avant 18 ans

« Nous devons nous secouer, » selon Fatoumata Ndiaye, Directrice Générale adjointe de l’UNICEF. « Nous ne pouvons continuer à voir tant de nos filles privées de santé, d’éducation, de leur enfance même. Notre rapport montre qu’au rythme actuel, il faudra plus de 100 ans pour éliminer le mariage des enfants dans la région – comment pouvons-nous accepter cela ? »

Ces nouvelles projections, sorties à l’occasion d’une rencontre de haut niveau pour mettre fin au mariage des enfants, qui s’ouvre cette semaine à Dakar, mettent en avant cette région comme celle du monde où les filles sont le plus à risque d’être mariées pendant l’enfance.

Bien que la prévalence du mariage des enfants en Afrique de l’Ouest et du Centre ait diminué au cours des deux dernières décennies, les progrès sont restés inégaux. Quatre femmes sur 10 sont toujours mariées avant l’âge de 18 ans, et parmi elles, une sur trois l’a été avant l’âge de 15 ans.

L’Afrique de l’Ouest et du Centre compte six des 10 pays où la prévalence du mariage des enfants est la plus élevée au monde : le Niger, la République Centrafricaine, le Tchad, le Mali, le Burkina Faso et la Guinée.

Progrès dans 5 pays

Le rapport souligne également que des progrès sont possibles – y compris dans les pays à forte prévalence – lorsque qu’une bonne combinaison de stratégies est en place, par exemple : autonomiser les filles ; mobiliser les familles et les communautés pour changer les attitudes et les comportements ; offrir des services sociaux adéquats aux filles à risque d’être mariées ou déjà mariées ; et mettre en place des législations et des politiques cohérentes pour protéger et promouvoir les droits des filles.

Au cours des 25 dernières années, cinq pays de la région se sont distingués par des baisses de la pratique, allant de 40 à 60 % : la Gambie, la Guinée Bissau, le Togo, le Ghana et le Rwanda.

La scolarisation – et le maintien à l’école des filles le plus longtemps possible – est l’une des stratégies les plus probantes pour retarder l’âge du mariage des enfants, car les jeunes filles éduquées sont plus à même de développer les compétences, connaissances et la confiance dont elles ont besoin pour prendre des décisions. Plus une fille reste longtemps à l’école, moins elle a de chances de se marier avant l’âge de 18 ans et d’avoir des enfants pendant son adolescence.

L’école première priorité

« Permettre aux filles d’aller à l’école devrait être notre première priorité, » selon Ndiaye.

« Non seulement parce que l’éducation équipe les filles pour la vie, mais également parce que l’éducation des filles aide à sortir les familles, les communautés et les pays de la pauvreté. »

Les jeunes filles mariées précocement ont moins de chances de terminer leurs études et sont plus susceptibles d’être victimes de violence et d’être infectées par le VIH. Lorsque les enfants se marient, leurs chances d’une vie saine et réussie sont compromises, enclenchant bien souvent un cycle intergénérationnel de pauvreté. De plus, les jeunes filles mariées manquent souvent des qualifications nécessaires pour trouver un emploi.

Source : http://www.temoignages.re/social/droits-humains/mobilisation-contre-le-mariage-des-enfants,91004