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Course Tou•te•s en Jupe, le 19 mars, #Bourg-en-Bresse, au profit du #GAMS

C’est parti pour une nouvelle édition de la Course en Jupe !

Cette année encore le bureau des étudiants sages-femmes de Bourg-en-Bresse vous invite à venir participer à de nombreuses activités autour du lac de Bouvent pour honorer la journée journée internationale pour les droits des femmes #8marstoutelannée, le dimanche 19 Mars, de 14 h 30 à 19 h 00, au lac des Bouvents.

Au programme beaucoup de sport… mais pas que ! Pour les plus gourmands il y a aura aussi des crêpes, des gâteaux, des boissons chaudes, et pour les plus petits de nombreuses animations. En fin de journée aura aussi lieu la traditionnelle tombola pour vous faire gagner de nombreux lots.

Nous espérons vous voir nombreux pour passer un heureux dimanche en famille ou entre amis, tout cela à condition de porter une jupe bien entendu 😉

Les bénéfices de cette journée seront une fois de plus reversés à une association, cette année c’est la fédération GAMS que nous avons choisi d’aider, elle est engagée dans la lutte contre toutes les formes de violences faites aux femmes et aux filles. Pour en savoir plus : http://federationgams.org/  et son antenne régionale en Auvergne-Rhône-Alpes https://www.facebook.com/profile.php?id=100012122775147&fref=ts

Retrouvez l’événement sur Facebook : https://www.facebook.com/events/403193546699136/

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Newsletter GAMS 03-2017-page-001 (1)
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Forum associatif – Palais de la Femme – Poursuivre la lutte pour l’égalité femmes hommes #8mars

La Fédération nationale GAMS, le Palais de la Femme (Paris, Fondation Armée du Salut), vous invite le 8 mars à un Forum associatif pour la Journée internationale pour les Droits des Femmes !

Du 7 mars au 8 avril, retrouvez le programme ci-dessous !

 

A l’occasion de l’édition 2017 de la JOURNÉE INTERNATIONALE DES DROITS DES FEMMES

 

Le Palais de La Femme fait son Festival

Forum associatif, Exposition photos, Création chorégraphique,

Ateliers d’écriture,  Lectures déambulatoires & dansées, Concert, …

 

Du 07 au 09 Mars 2017

Entrée libre au 94, rue de Charonne, 75011 Paris

 

 

Le Palais de la Femme est un établissement du secteur Inclusion de la Fondation de l’Armée du Salut, dédié à la prévention de l’exclusion sociale et à l’insertion des personnes accueillies.

L’établissement a pour vocation de répondre aux besoins de personnes temporairement fragilisées par leur parcours de vie.

Les principales missions du Palais de la Femme sont : accueillir et héberger les personnes en difficulté, proposer un accompagnement social adapté à leur situation individuelle, permettre aux 380 personnes accueillies – majoritairement des femmes – de retrouver stabilité, autonomie et une place entière dans la société.

Aujourd’hui, Le Palais de la Femme intègre 4 dispositifs d’accueil, de l’hébergement d’urgence au logement accompagné.

Un 08 Mars au Palais de la Femme pour Sensibiliser, Informer, Echanger, Confronter les expériences, Enrichir les réflexions, Participer à améliorer la situation des femmes, Poursuivre la lutte pour l’égalité femmes hommes.

Faire de ces 3 jours, un temps de Sensibilisation et de Mobilisation,

un temps Culturel et Artistique.

 

Le 07 Mars / 20h

 

Compagnie Nawel Oulad, création chorégraphique

Les Tisseuses de silences

Cette création est conçue comme un tableau vivant où défilent les représentations du corps des femmes à travers les époques. Une histoire de corps mystérieux qu’il faut tantôt cacher, tantôt montrer mais toujours contrôler.
Quatre femmes se transforment en manipulant des tissus comme une seconde peau qui ne cesse de muer.
Au fil de ces mutations, les corps morcelés de tabous et d’érotisme se révèlent et se cherchent.
La danse y dévoile des corps tantôt contraints, tantôt sublimés, reflet d’une histoire qui s’est tissée

en lien étroit avec l’habillement.
Virginia Woolf écrivait : « ce sont les vêtements qui nous portent et non l’inverse », du corset au kimono en passant par la burka il n’y a qu’un fil qui traduit les moeurs culturelles silencieuses qui entourent le corps des femmes.
Ici la danse lève les voiles, les peaux se déploient avec les tissus pour en découdre avec le silence qui recouvre l’origine d’un monde.

www.naweloulad.com

 

Le 08 Mars / 14h à 18h

Forum associatif

Le Palais de la Femme invite associations, structures, acteurs de terrain et de proximité œuvrant pour le respect des libertés et des droits des femmes à participer à un forum. Sont attendus pour cette troisième édition du Forum : La Maison des Femmes de Saint-Denis, Libres Terre des Femmes, le CIDFF de Paris, l’EPE, un délégué du Défenseur des Droits, le GISTI, Femmes de La Terre, la fédération GAMS, le Comité des Métallos, Osez le Féminisme, Violette and co, HF Culture, En avant toutes, l’ADSF, AIDES, Le Filon …

 

Qui sont ces associations ?

 

CIDFF de Paris Centre d’Information sur les Droits des Femmes et des Familles

Fondé en 1972 à l’initiative de l’État, le Centre National d’Information sur les Droits des Femmes et des Familles – CNIDFF est un relais essentiel de l’action des pouvoirs publics en matière d’accès aux droits pour les femmes, de lutte contre les discriminations sexistes et de promotion de l’égalité entre les femmes et les hommes.

http://www.infofemmes.com/v2/accueil.html

 

Libres Terre Des Femmes

Créée en 2006, l’association s’inscrit dans le réseau existant des acteurs de la lutte contre les violences faites aux femmes.

www.ltdf.fr

 

L’EPE

L’Ecole des parents et des éducateurs soutient la fonction parentale.

www.epe-idf.com

 

GISTI (Groupe d’information et de soutien des immigré·e·s)

Né en 1972 de la rencontre entre des travailleurs sociaux, des militants associatifs et des juristes, le GISTI œuvre pour l’égal accès aux droits et à la citoyenneté sans considération de nationalité et pour la liberté de circulation. www.gisti.org

 

GAMS (Groupe pour l’Abolition des Mutilations Sexuelles Féminines)

La Fédération nationale GAMS est engagée dans la lutte contre toutes les formes de violences faites aux femmes et aux filles et plus particulièrement les mutilations sexuelles féminines, les mariages forcés et/ou précoces et toutes les autres pratiques traditionnelles néfastes à la santé des femmes et des filles.

http://www.federationgams.org

 

Maison des Femmes de Saint-Denis

Inaugurée en juin 2016, la Maison des Femmes de Saint-Denis accueille toutes les femmes vulnérables ou victimes de violence.

L’idée a germé il y a trois ans dans la tête du docteur Ghada Hatem, la chef de la maternité de l’hôpital de Saint-Denis : une maison où les femmes en difficulté sociale seraient soignées mais aussi écoutées. Un endroit où les médecins travailleraient de concert avec les travailleurs sociaux et les conseillères conjugales.

https://www.lamaisondesfemmes.fr/

 

Femmes de la Terre

Créée en décembre 1992, l’association a pour but de venir en aide aux femmes étrangères et aux femmes françaises ayant de la famille étrangère, confrontées à des problèmes administratifs ou juridiques liés au droit au séjour, à l’asile et à la nationalité. Elle apporte un soutien spécifique aux femmes étrangères victimes de violence.

https://www.femmesdelaterre.org

 

Osez le Féminisme !

L’association militante a pour objectif principal de mobiliser la société autour des droits des femmes, afin de faire évoluer les mentalités et progresser l’égalité entre les femmes et les hommes. Osez le féminisme ! est une association mixte, composée de bénévoles avec une moyenne d’âge de 25-30 ans. Créée en novembre 2009, l’association a pour principales activités l’écriture d’un journal bimestriel, la conception et l’organisation de campagnes de sensibilisation sur différents sujets intéressant les droits des femmes, l’organisation de rencontres-débats, conférences et formations ouvertes à toutes et tous.

http://osezlefeminisme.fr/

 

Délégué du Défenseur des Droits

Le Défenseur des Droits est une autorité administrative indépendante entrée en activité en mars 2011. Il regroupe les missions du Médiateur de la République, du Défenseur des enfants, de la HALDE et de la CNDS. Le Défenseur des Droits est saisi directement et gratuitement par toute personne s’estimant lésée par une administration, un service public ou s’estimant victime d’une discrimination ou par un enfant dans une situation mettant en cause son intérêt.

http://www.defenseurdesdroits.fr/fr/institution/presentation/

 

En Avant Toutes

L’association questionne les relations femmes-hommes, les inégalités, et les violences au sein du couple et de la famille. Elle se dit faite par des jeunes et pour les jeunes.

https://enavanttoutes.fr/

 

 HF Ile-de-France

Née en novembre 2009 à l’initiative de femmes et d’hommes travaillant dans le domaine du spectacle, de la radio et du cinéma, HF Île-de-France se rapproche de HF Rhône-Alpes, créée en 2008, et appelle à l’émergence d’autres antennes partout en France.

L’association HF Île-de-France a pour but  le repérage des inégalités entre les femmes et les hommes dans les milieux de l’art et de la culture, la mobilisation contre les discriminations observées, l’orientation des politiques publiques et de l’action artistique et culturelle vers l’égalité réelle femmes/hommes.

http://www.hf-idf.org/

 

ADSF (Agir pour le Développement de la Santé des Femmes)

Créée en décembre 2001, à l’initiative du Dr Bernard Guillon, l’ADSF a voulu répondre à un désintérêt pour la santé de genre et à un déficit d’acteurs dans le champ spécifique de la santé des femmes dans l’action humanitaire.

http://adsfasso.org/

 

AIDES

Créée en 1984, AIDES est la première association de lutte contre le sida et les hépatites en France et en Europe. AIDES intervient sur l’ensemble du territoire auprès des personnes séropositives et des populations les plus vulnérables au VIH et aux hépatites.

http://www.aides.org/

 

Le Filon

Le Filon est né en juillet 2016 de la volonté de co-construire un lieu avec les femmes à la rue. « Au Filon, nous pensons que les femmes de la rue sont une richesse pour la société. Parce qu’il est important qu’elles aussi en aient conscience, nous avons décidé de créer et faire vivre avec elles un lieu bienveillant et accueillant. Les femmes y sont accueillies, accompagnées dans les démarches et projets qu’elles souhaitent entreprendre et nous travaillons ensemble à valoriser leurs talents. Le Filon est un lieu ouvert sur le monde, où les femmes peuvent se poser, se reconstruire et être elle-même».

https://www.helloasso.com/associations/le-filon

 

Violette and Co

C’est une librairie voisine (102 rue de Charonne) consacrée aux textes et aux images qui mettent en valeur les femmes et les homosexualités sous toutes leurs formes.

Romans, essais, beaux livres, polars, BD, revues sont rassemblés dans un espace unique où se rencontrent les féminismes, les réalités — et les imaginaires — lesbiens, gais et trans, et toutes les questions de genre.

http://www.violetteandco.com/librairie/

 

Comité des Métallos

Le Comité Métallos est une association née en 2000 de la mobilisation pour la sauvegarde de la Maison des Métallos, devenue depuis équipement culturel de la Ville de Paris.

A  présent hors les murs, le Comité métallos, » agit-acteur  » de l’espace public, imagine et mène des actions culturelles, artistiques et collectives à partir d’un maillage local dynamique, autour de questions citoyennes telles que la condition des Femmes.

http://www.lesmetallos.org/

 

Exposition 

Le sport vecteur d’éducation à l’égalité femmes hommes

2017

8 mars – 8 avril

Palais de la Femme

 

La Collection France Demay

Avec la collection France Demay, nous sommes à la veille de la seconde guerre mondiale, alors que les Jeux Olympiques de 1936 à Berlin s’organisent. Elle nous offre un éclairage original sur ce Paris populaire  qui découvre et défend de nouvelles valeurs sociétales.

Nous nous retrouvons ainsi au cœur de ces nouveaux clubs sportifs d’ouvriers parisiens qui s’entraînent avec passion. Si l’on sent l’énergie d’un engagement sportif et politique, France Demay et son entourage sont aussi dans l’exaltation des tout premiers congés payés. On  les  retrouve au stade, en forêt, en montagne, à vélo, se mesurant à la course ou au plongeon. La vie défile au gré de la bonne humeur, des sourires, de l’énergie des corps.

La popularisation des  sports d’hiver n’en est qu’à ses débuts et nous les retrouvons en haut des cimes dès 1937, le dimanche est l’occasion d’un match de volley-ball en équipes mixtes avant l’heure de la mixité, l’Olympiade Populaire de Barcelone de 1936 est un moment important pour lui et sa femme, qui est membre de l’équipe féminine française de basket-ball.

 

Le quotidien n’est plus tout à fait banal, la volonté de faire acte de témoignage est affirmée, l’ordinaire et l’exceptionnel se succèdent dans les images de ce passionné. A la fois récit de vie et force symbolique, ces photographies ont la faculté de porter une mémoire collective à travers le récit d’une vie particulière.

 

Exposée pour la première fois à la Galerie Intervalle, dans le cadre du Mois de la photo 2014, la Collection France Demay est régulièrement exposée (Mairie de Paris 2016, Maison des Arts de Créteil et Mucem à Marseille 2017). Un ouvrage lui est consacré aux Editions Gallimard, « Un parfum de bonheur »  faisant dialoguer les images de France Demay avec la plume de Didier Daeninckx sorti en 2016.

 

L’exposition du 08 Mars au 08 Avril

La collaboration avec le Palais de la Femme aborde le corpus de la Collection France Demay sous un angle inédit. L’exposition que nous souhaitons présenter met  en lumière la place de la femme dans la société durant les années  30 et notamment au moment du Front Populaire. Le milieu ouvrier est alors précurseur dans l’émergence de nouvelles valeurs sociétales, en s’emparant de ce  temps libre fraîchement acquis et de  la découverte des activités de loisir.

Loin des préjugés, nous découvrons à travers les images de France Demay, des femmes engagées dans la vie sportive et militante, affirmant la mixité avant l’heure tout en défendant un rapport au corps empreint de liberté.

La collection est un véritable témoignage de ces acquis sociaux et de l’affirmation naissante des égalités hommes/femmes. En effet, Simone Demay, la femme et le modèle du photographe sera une des premières adhérentes de la Fédération Sportive et Gymnique du Travail, pratiquant l’athlétisme et le basketball. Membre de l’équipe féminine française de basket à l’Olympiade Populaire de Barcelone organisée en opposition aux Jeux de Berlin, elle pratique également le ski, le cyclotourisme.

Liberté féminine par la pratique du sport mais aussi par un rapport au corps libéré, avec l’apparition des premiers bikinis pour la baignade dans la Marne, le port du short et autres tenues vestimentaires.

 

Avec une dizaine de tirages en très grand format exposés dans le grand hall du Palais de la Femme, ce clin d’œil à ces femmes pionnières, libres et engagées dans leur époque,  rappellerait le besoin encore actuel de l’éducation à l’égalité homme / femme dans nos sociétés contemporaines.

 

www.collectionfrancedemay.com

 

Atelier d’écriture animé par Chloé Delaume :

Liberté, Parité, Sororité

 

Dans le cadre d’une résidence d’écrivaine à la librairie féministe voisine Violette and Co (102 rue de Charonne), Chloé Delaume propose durant l’année 2017, sous la devise Liberté, Parité, Sororité, un cercle de réflexion et de lecture participatif, axé sur la transmission de textes, de gestes, et la rencontre d’écrivaines et de passeuses. On y étudie notamment ce que contient le mot Sororité et ce que recèle aussi celui de Matrimoine.

Dans ce cadre, elle propose chaque mois un atelier d’écriture au Palais de la Femme ouvert à tous publics, et bien-sûr aux résidents eux-mêmes, qu’elle co-anime avec Catherine Bédarida.

Le 08 Mars, un atelier sera ouvert à tous et Chloé Delaume nous promet quelques invités surprise !

www.chloedelaume.net

 

Lectures déambulatoires et dansées :

 

– Improvisation dansée sur lecture par Isabelle Maurel et 4 autres danseuses professionnelles de la compagnie 6/8 Indigo.

– Auteure de fiction et poésie, journaliste culturelle (Le Monde, Mouvement), Catherine Bédarida anime des ateliers d’écriture créative avec des institutions culturelles (Théâtre de l’Odéon) et associatives. Le 08 Mars, elle interprètera des lectures performances de ses propres textes et de textes d’autres écrivains, avec la voix, le piano, l’improvisation.

 

https://www.facebook.com/catherine.bedarida

 

 Installation « Double Mixte » de Louise Caroline, artiste plasticienne et historienne

Exposée en avant-première au Palais de la Femme

 

En choisissant d’habiller un mannequin homme à taille humaine avec une « robe » écrue, en chanvre épais et rêche qui évoque l’âpreté de la lutte libertaire, Louise Caroline donne corps à un pan encore méconnu de l’histoire de l’émancipation féminine  — la collaboration des sexes dans ce long combat.

Le tissu (du latin texere, tisser et composer un ouvrage, et textum : tissu et trame d’un discours) est le matériau-support principal de l’artiste qui aime à dire qu’elle tisse sa propre toile. Cette chemise se prête donc tout particulièrement à cette « œuvre- texte ».

L’œuvre, à visée universelle, intimement associée à la littérature du féminisme et l’histoire des idées, interroge la nature de la lutte. Sur cette authentique chemise du XIXe siècle, portée à même la peau, qui protégeait les femmes du peuple des meurtrissures du corps à baleine (ancêtre du corset, lui-même « in-carnation » des contraintes sociales, politiques et religieuses qui ont longtemps empêché l’épanouissement de la femme), s’enchevêtrent, en deux couleurs, la couleur rouge pour les femmes, la couleur noire pour les hommes, les noms de ceux et celles, connus ou inconnus, ignorés ou oubliés, dont les actions ou les écrits (littérature, journaux, essais, discours, pamphlets etc.), au fil des siècles, ont contribué à combattre les préjugés contre les femmes et plaidé pour l’égalité des sexes: l’anglais Edward Carpenter y côtoie le français Elisée Reclus ; Condorcet, Stuart Mill ; Florence Nightingale, Germaine de Staël ou Olympe de Gouges …

La tête bicolore du mannequin, marquée par le rouge et le noir, symbolise la double part féminine et masculine de la psyché humaine. La tête ainsi accentuée se veut également une évocation des têtes que coupa la Révolution française à celles qui osèrent réclamer leurs droits…

Cette mise en scène entend bousculer les mentalités et idées reçues qui feraient de l’émancipation une affaire de femmes seules, et redonne une place légitime à tous les acteurs de son histoire. Elle invite non seulement le spectateur à dénouer les fils de ce « texte » mais surtout à (re)lire les textes fondateurs.

 

http://louise-caroline.weebly.com

 

Double Mixte

Des hommes et des femmes en lutte pour l’égalité des sexes

 

Le 09 Mars / 20h

 

Concert d’Art Lyrique avec Esperanz’Arts

Esperanz’Arts est une association à but non lucratif ayant pour mission de rendre l’art accessible aux plus démunis.
Née en 2012 de l’amitié entre Alexandra Soumm, Maria Mosconi et Paloma Kouider, l’association Esperanz’Arts regroupe aujourd’hui près de 60 artistes de renommée internationale. A l’invitation d’Esperanz’Arts, musiciens, danseurs, comédiens et photographes se produisent régulièrement et bénévolement auprès des personnes les plus démunies.

Esperanz’Arts intervient au sein de 16 structures auxquelles il est proposé une initiation à l’émotion musicale et artistique par le biais de concerts-rencontres. Un concert-rencontre, c’est en moyenne 1h30 de musique et d’échange entre les artistes et les personnes présentes.

Esperanz’Arts transmet l’espoir au travers des Arts, ainsi l’association tient elle à ce que des artistes évoluant dans différents domaines puissent collaborer autour d’un idéal commun : le partage.

Ce 9 Mars se produiront en concert :

Kyrie Kristmanson – Chant, guitare, trompette

Marion Rampal – Chant

Irina De Baghy – Chant

Pierre François Blanchard – pianiste

Louis Rodde – Violoncelle

Ismaël Margain – Piano, flute, saxophone

Thomas Enhco – Piano

 

www.esperanzarts.com

 

 


Vagins

Après une excision, le plaisir sexuel reste possible

Sexualité Chaque année 3 millions de femmes subissent des mutilations génitales. Toujours traumatisantes, parfois suivies de complications sévères, elles ne compromettent pas forcément l’épanouissement sexuel.


De quoi on parle Le 6 février dernier

a eu lieu la Journée internationale de tolérance zéro à l’égard des mutilations génitales féminines. Pour se souvenir que léser les organes génitaux de la femme sans raisons médicales a des conséquences potentiellement dévastatrices sur la santé physique, psychique et sexuelle. Aujourd’hui, environ 200 millions de femmes et de filles ont enduré des actes reconnus, au niveau international, comme une violation des droits fondamentaux.

Dans le monde, selon des chiffres de l’Unicef publiés en 2016, plus de 200 millions de jeunes filles et de femmes ont subi des mutilations sexuelles. Quarantequatre millions ont moins de 14 ans. Une trentaine de pays africains (dont la Somalie, la Guinée, Djibouti, l’Egypte, la Gambie) pratiquent ces rituels, qui ont aussi cours en Asie (Indonésie, Malaisie), au MoyenOrient (notamment en Iran et au Pakistan) et dans certaines régions d’Amérique du Sud. Mais on les rencontre aussi dans des nations occidentales au sein de certaines communautés issues de ces pays. Chaque année, plus de 3 millions de jeunes filles sont ainsi mutilées.

On considère comme mutilation sexuelle féminine toute intervention qui lèse les organes génitaux externes de la femme pour des raisons non médicales et qui porte gravement atteinte à la santé. Il en existe quatre types. La clitoridectomie, d’abord, consiste en l’ablation partielle ou totale du gland du clitoris, et plus rarement seulement du prépuce (repli de peau entourant le clitoris). L’excision, ensuite, est l’ablation partielle ou totale du gland du clitoris et des petites lèvres (voir infographie), avec ou sans ablation des grandes lèvres. Le troisième est l’infibulation, rétrécissement de l’orifice vaginal réalisé en suturant une partie des petites ou des grandes lèvres, avec ou sans excision du clitoris. La dernière catégorie regroupe toutes les autres interventions altérant les organes génitaux à des fins non médicales.

Un vrai traumatisme

Pratiqués le plus souvent dans des conditions d’hygiène précaires, ces actes peuvent entraîner des douleurs violentes, de la fièvre, une hémorragie, des infections (tétanos, VIH), des problèmes de cicatrisation, un état de choc et parfois le décès. «C’est souvent un moment dévastateur, source de grande peur et à l’origine d’un véritable traumatisme psychologique, déclare le Dr Francesco Bianchi-Demicheli, responsable de la Consultation de gynécologie psychosomatique et de médecine sexuelle aux Hôpitaux universitaires de Genève (HUG). A cela peut s’ajouter un sentiment de trahison.»

Les conséquences à long terme sur la santé et le bien-être sont liées à la sévérité des mutilations, aux complications médicales (urinaires, gynécologiques, sexuelles) et à la douleur: «Après une infibulation, la femme peut rencontrer des problèmes urinaires (miction obstruée) ou menstruels (sang qui s’écoule difficilement), détaille le DrJasmine Abdulcadir, médecin à la consultation spécialisée dans les mutilations génitales féminines des HUG. Les douleurs, quel que soit le type de mutilation, peuvent être chroniques.» Il arrive aussi que la femme soit sujette à des infections uro-génitales à répétition, ait des lésions cicatricielles ou des kystes bénins parfois douloureux sur le clitoris.

Les secrets du clitoris

De telles séquelles ont évidemment des conséquences sur la vie intime. Leur impact varie néanmoins selon de nombreux facteurs individuels: l’étendue des lésions et la gravité des complications, l’image qu’a la femme de son corps, l’existence d’autres traumatismes, son âge ou son environnement social. «Les jeunes femmes issues de l’immigration qui grandissent ou vivent dans un pays où ces mutilations sont stig- matisées peuvent moins bien vivre leur sexualité que des femmes plus âgées vivant dans un environnement où ces rituels sont valorisés», explique la spécialiste. Mais contrairement à une idée répandue, les études montrent qu’il est possible pour ces femmes d’avoir du plaisir et des orgasmes. Et pour cause, dans le cas de l’excision, seule la partie externe du clitoris (le gland) est coupée. Or, «il ya à l’intérieur toute une structure complexe, mesurant entre 8 et 12 cm en moyenne, que peu de monde imagine», explique le Dr Bianchi-Demicheli. La petite boule visible est la conjonction de deux piliers qui convergent vers la symphyse pubienne et de deux bulbes vestibulaires, des structures symétriques qui entourent le vagin et l’urètre. Ces tissus très vascularisés et érectiles sont extrêmement riches en récepteurs nerveux, le clitoris étant l’organe le plus sensible du corps féminin. Par ailleurs, si ces femmes ont malgré tout accès au plaisir sexuel, c’est surtout parce que «la sexualité ne se résume pas à un organe et que le clitoris n’est pas la clé de tout», rappelle le sexologue. Se sentir belle, stimulée (par la voix, le toucher, les odeurs), avoir du plaisir à être avec l’autre, tout cela joue aussi un rôle, le désir étant une réponse psycho-physiologique multidimensionnelle. Sans oublier que le cerveau reste le grand chef d’orchestre de tout cela, puisque «des zones cérébrales hautement cognitives sont impliquées dans l’orgasme», complète le sexologue.

Réparations chirurgicales

Pour répondre aux besoins des femmes qui ont subi des mutilations, la consultation spécialisée des HUG offre une prise en charge multidisciplinaire, où les dimensions médicale, psychologique et culturelle sont prises en compte: «Nous explorons les fausses croyances en matière d’anatomie et de sexualité et offrons si nécessaire une éducation sexo-corporelle», illustre le DrAbdulcadir. La chirurgie (réexposition du clitoris, réouverture de l’orifice vaginal, par exemple) peut apporter un mieux-être, surtout en cas de douleurs chroniques. Mais, constate la spécialiste, la majorité des patientes qui n’ont pas de douleurs n’y ont pas recours au terme de la prise en charge. Confier ses souffrances, mieux connaître son intimité et savoir qu’une grande partie de son anatomie génitale reste intacte suffisent parfois à apporter une réparation physique et psychologique.

«Les douleurs, quel que soit le type de mutilation, peuvent être chroniques» Dr Jasmine Abdulcadir, consultation spécialisée dans les mutilations génitales féminines des HUG.

Bonus !

DE QUOI ON PARLE ?

Le 6 février dernier a eu lieu la Journée internationale de tolérance zéro à l’égard des mutilations génitales féminines. Pour se souvenir que léser les organes génitaux de la femme sans raisons médicales a des conséquences potentiellement dévastatrices sur la santé physique, psychique et sexuelle.

Aujourd’hui, environ 200 millions de femmes et de filles ont enduré des actes reconnus, au niveau international, comme une violation des droits fondamentaux.

LE CLITORIS ET LE PÉNIS ONT LA MÊME ORIGINE

Selon un rapport français de 2016 sur l’éducation sexuelle, un quart des filles de 15 ans ne savent pas qu’elles ont un clitoris, et 83% des filles de 13-14 ans ignorent sa fonction. Dans la population en général, l’anatomie réelle du clitoris reste également peu connue.

Et pour beaucoup, le vagin est considéré comme l’homologue féminin du pénis, alors que c’est le clitoris qui joue ce rôle. durant la vie embryonnaire, il existe un stade où les structures génitales sont les mêmes: «Jusqu’à 7 semaines, ces dernières sont indifférenciées, c’est-à-dire qu’elles peuvent évoluer en un clitoris ou en un pénis.

Selon la programmation génétique de l’individu et sous l’effet des hormones sexuelles, une différence est visible dès 11 semaines environ», explique le Dr Céline Brockmann, coresponsable du Bioscope, le laboratoire public des sciences de la vie de l’Université de Genève.

Dans le cadre d’un projet soutenu par la Fondation privée des HUG, le Bioscope prépare, pour les élèves du cycle d’orientation, une activité d’éducation à la santé fondée sur la science, sur le sexe et le genre. «D’un point de vue embryologique, il y a un continuum entre garçons et filles.

Comprendre les mécanismes du développement permet de sortir d’une vision binaire et purement anatomique du genre. Montrer qu’il n’y a pas une seule façon d’être fille ou garçon est important pour lutter contre les discriminations.»

LES MÊMES GÈNES QUE DANS LES DOIGTS

Saviez-vous que la fabrication des doigts et des organes génitaux externes (pénis et clitoris) mobilisait exactement la même machinerie génétique? C’est ce qu’a démontré il y a quelques années l’équipe de Denis Duboule, professeur au Département de génétique et évolution à l’Université de Genève et à l’EPFL, grâce à des expériences sur des souris qui lui ont valu une publication dans la revue Science.

«La partie du clitoris amputée «correspond» génétiquement aux mains et aux pieds, car les mêmes gènes y sont déployés avec les mêmes chaînes de contrôle. Pourquoi donc ne pas amputer les filles à la naissance des mains et des pieds?» s’offusque le généticien.

Les recherches ont en effet montré que le développement, chez l’embryon, de ces différentes extrémités (doigts et sexes) est réalisé par les mêmes gènes architectes (les gènes Hox). Et que ces derniers sont contrôlés, dans les deux cas, par le même système de régulation.

Source : Elodie LAVIGNE, Le Matin  http://www.lematin.ch/sante-environnement/sante/excision-plaisir-sexuel-reste-possible/story/10400044


Invitation lancement campagne 03032017 grand public

« Informé•e•s sur l’excision : la campagne pour prévenir et protéger les adolescent-e-s »

Excision, parlons-en !, en partenariat avec La Maison des Femmes de Saint-Denis  et La Société Littéraire, est heureuse de vous convier à l’événement de lancement de la campagne francophone (française et belge) : « Informé•e•s sur l’excision : la campagne pour prévenir et protéger les adolescent-e-s », le vendredi 3 mars 2017, de 10h00 à 12h00 au Studio Raspail (216 boulevard Raspail, Paris 14).

Ce projet inédit a vu le jour grâce à la participation de nombreuses associations du réseau Excision, parlons-en !, dont la Fédération Nationale GAMS

Inscription obligatoire (cliquez sur le lien suivant)  : https://goo.gl/forms/hbfinwz3obw4YQBv1

 


Action-Health-Inc3

#IDONT : l’ONU dit non aux mariages forcés

Le Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA) a lancé une campagne pour avertir de la réalité des mariages forcés. Un projet qui prend la forme d’une vidéo et d’un hashtag : #IDONT.

© Capture d’écran Youtube UNFPA

Les Nations Unies se sont engagées dans une campagne vidéo contre les unions forcées, fléau toujours bien présent et impuni dans certains pays. L’objectif de l’ONU : aborder ce sujet délicat, sans pour autant apeurer. Le lancement de cette initiative a été effectué le jour de la Saint-Valentin, fête des amoureux : une stratégie coup de poing pour éveiller les consciences alors que toutes les femmes ne se sont pas mariées par amour.

Cette vidéo, qui évoque la campagne #BeatMe au Pakistan et qui nous avertit contre les violences faites aux femmes, nous présente à plusieurs hommes et femmes de toute nationalité, déclarant la simple phrase « I Don’t ». A la fin de ce clip, l’UNFPA encourage le monde entier à aider ces filles aux destins brisés à dire « non » au mariage forcé.Depuis 1969, lorsqu’il a été créé, le Fonds des Nations Unies pour la Population se bat pour la santé et l’égalité des femmes. A l’occasion de cette nouvelle mobilisation, l’UNFPA a allié ses forces avec le photographe Vincent Tremeau, qui s’était déjà illustré dans un autre projet nommé « One Day I Will »,  consacré aux projets futurs de jeunes enfants issus de pays sous-développés.

Enfin, sur son site, l’UNFPA partage plusieurs témoignages de jeunes femmes ayant été obligés d’épouser un homme qu’elles n’ont pas choisi. Rupali Kimi, une jeune népalaise de 17 ans, partage son expérience sur cette plateforme : « Cela fait 5 ans que je suis mariée- depuis mes 12 ans- mais je ne vis pas encore avec mon époux ». Selon le site, « 1 jeune fille sur trois se marie avant l’âge de 18 ans » tandis que « 1 sur 9 se marie avant l’âge de 15 ans ».

Violation des droits de l’humain, le mariage forcé persiste dans les pays fragilisés par la pauvreté et limite les projets d’avenir des jeunes filles. Le film Noces, en salles, illustre très bien le sujet. Mariées très jeunes, elles deviennent également mères prématurément, ce qui mène vers de nombreux soucis pendant la grossesse et l’accouchement. L’UNFPA insiste : « Ces complications sont la cause principale de mortalité chez les adolescents dans les pays en voie de développement ». En Afghanistan, notamment, les filles mettent fin à leurs jours pour y échapper ; une mesure radicale et tragique qui, pour elles, pourrait mettre fin à leur calvaire.

Source : http://www.journaldesfemmes.com/societe/actu/1781228-onu-mariage-force/


Affiche Toulouse 11 février 2017

Agir contre l’Excision #toutelannée #partoutenFrance #Toulouse #samedi 11 février

A l’occasion de la Journée Mondiale Tolérance Zéro contre les Mutilations Sexuelles Féminines, Ta Vie en Main/GAMS Occitanie vous invite pour un après-midi de projections, de courts-métrages et de débats, à 15 h 00, à l’Espace des Diversités, 38 rue d’Aubuisson, à Toulouse.

Africlap est également partenaire du projet.

Et il y aura un Espace de loisirs réservé aux enfants.


InvitationLaCourneuve
Naky Sy Savané dans le film La nuit de la vérité © Tous droits réservés

MUTILATIONS SEXUELLES FEMININES : LES « FEMMES COUPÉES » SONT RECONSTRUITES A MARSEILLE

Depuis dix ans, une équipe de la maternité de La Conception soigne et conseille les victimes de ces graves mutilations sexuelles.

J’avais 12 ans et ma soeur 10. Comme tous les étés, nous rendions visite à nos grands-parents dans notre village, à 15 km de Bamako. Je ne soupçonnais rien. Ma tante m’a appelée dans la salle d’eau. Plusieurs femmes se sont jetées sur moi, m’ont attrapée et allongée. Elles m’ont écarté les jambes. Je criais, je n’ai pas vu le couteau. Il y a eu beaucoup de sang. On me disait : Faut pas pleurer. C’est la honte quand tu pleures. Tu es une femme. Ce qu’on te fait là, ce n’est rien. »

Ce qui a été fait, il y a dix ans, à cette Marseillaise d’origine malienne, s’appelle une excision : l’ablation complète ou partielle du clitoris. Un acte considéré comme une torture par l’Organisation mondiale de la santé (OMS). En France, ce crime est passible de 15 ans de prison, 20 ans si le coupable est un ascendant.

Dans ce pays pourtant, 53 000 petites filles seraient excisées chaque année, malgré l’interdiction de ces pratiques coutumières ancestrales, essentiellement pratiquées en Afrique péri-saharienne et dans certaines régions d’Asie. Certaines subissent le calvaire de l’infibulation : une suture de la majeure partie des grandes ou des petites lèvres de la vulve, ne laissant qu’une petite ouverture pour que l’urine et les menstruations puissent s’écouler.

À la maternité de La Conception (AP-HM), depuis dix ans, une équipe médico-chirurgicale s’est organisée pour prendre en charge les femmes victimes de telles mutilations. « En général, on le découvre lors des examens pratiqués lors d’une grossesse ou pour un suivi gynécologique », explique Françoise Courtoisier, sage-femme coordinatrice de cette permanence d’accueil, de soutien et d’information qui travaille en étroite collaboration avec l’Union des femmes du monde GAMS-Sud, présidée par la comédienne Naky Sy Savane (lire ci-dessous).

Chaque année, à la maternité, une dizaine de femmes sont concernées (une centaine depuis 2007) : « Certaines découvrent ici qu’elles ont été mutilées, car de plus en plus fréquemment, l’excision est pratiquée chez des tout petits bébés, à l’aide d’une épingle. D’autres ont été mutilées à l’adolescence, lors d’un rite de passage dont elles gardent un souvenir traumatisant. »

Des complications des années plus tard

Si, dans la plupart des cas, les petites filles sont conduites dans leur pays d’origine (Mali, Sénégal, Guinée, Côte d’Ivoire…) pour y subir cette mutilation, il arrive que certaines « interventions » soient réalisées en France, dans des environnements communautaires refermés sur eux-mêmes. « Des exciseuses bien connues officient aussi dans certains pays d’Europe, comme l’Angleterre ou l’Allemagne, où la vigilance sur ce problème est moindre », précise Naky Sy Savane.

« Cette coutume ancestrale, qui n’a rien à voir avec une religion, est un tabou qui se perpétue entre femmes. Beaucoup n’ont même pas conscience que la barbarie qu’on leur a fait subir n’est pas normale », poursuit Françoise Courtoisier.

D’un point de vue médical pourtant, les conséquences de ces mutilations sexuelles sont souvent dramatiques. Le geste est mortel dans 10 % des cas (infections, hémorragie, choc dû à la douleur). Psychologiquement, il entraîne des stress post-traumatiques. Si elle survit, la victime souffrira de problèmes urinaires, de déchirures et de complications lors de ses accouchements. « On n’imagine pas tout ce qui peut être infligé aux femmes, comme des brûlures du vagin, les piqûres, la pose d’aiguilles en travers… »

À La Conception, le Pr Aubert Agostini et le Dr Emmanuelle Cohen-Solal proposent des solutions chirurgicales de reconstruction. Mais avant d’en arriver là, c’est un travail délicat de changement des mentalités qui est mené, au cas par cas, auprès des femmes et de leurs proches. « La réponse est à la fois médicale, psychologique et socioculturelles, afin que ces femmes ne soient plus seules. Et surtout qu’elles ne se sentent pas jugées. »

Et pour l’équipe de La Conception, il y a une priorité : « Briser le tabou pour que les filles de ces femmes ne subissent pas les mêmes atrocités. »

À l’occasion de la journée mondiale de lutte contre l’excision, un événement se tient aujourd’hui dans la cité phocéenne. De 10 h à 17 h, ce sera « Zéro tolérance contre l’excision à Marseille », avec des films, des témoignages, des informations pratiques et des débats au Théâtre Toursky : 16, passage Léo-Ferré (3e).

Laprovence.com, par Mariama Kobar, le 08/02/2017


dire-non-a-excision

J’ai dit non à votre excision

Mes filles chéries,

Le jour où vous êtes nées, j’ai ressenti comme lorsque votre frère est né, une immense douleur. J’ai été inondée de joie lorsque je vous ai tous les trois découverts, un à un et en même temps, quelle n’a pas été ma souffrance. Cette souffrance gravée dans ma chair mais aussi dans mon coeur. Cette souffrance rattachée à tant de colère.

Pour moi, ceux qui m’ont excisée ne sont autres que des criminels qui méritent bien plus qu’une sanction. C’est à cause d’eux que j’ai souffert et que je souffre encore.

Alors, c’est pour vous, que j’ai fait le choix du courage. A ta naissance, ma première fille, j’ai fait le choix de vendre tous mes biens. Là bas au pays, on me demandait sans cesse : quand vas tu faire exciser ta fille ? Je ne répondais pas. Il ne fallait pas répondre ou alors ils m’auraient battu, comme ils l’ont d’ailleurs fait un jour. Mais c’est une autre histoire.

J’ai donc tout vendu et avec votre père, nous avons pris la décision de fuir. Pour toi, ma première fille, puis pour votre petite soeur qui est arrivée peu de temps après.

Aujourd’hui, il nous faut apprendre à vivre dans ce pays qui nous accueille et nous sauve, vous sauve. Il est notre choix, notre possible.

Je sais que chaque jour est un combat et une lutte. La famille demande souvent de vos nouvelles, pourquoi nous ne rentrons pas au pays, quand est-ce que vous serez excisées, toutes les deux.

Mais moi, je refuse. Je refuse qu’on vous mutile. Je refuse qu’on vous arrache une partie de votre chair. Je refuse qu’on vous violente. Je refuse cette violence sexuelle qu’on veut vous imposer et qu’on veut m’imposer. Moi, mère, je m’élève contre eux, elles. Je m’indigne. Je dis non. Et, du coup, je serre les dents, je tiens bon.

Il n’est pas question qu’on vous inflige cette violence, cette souffrance, qu’on vous prenne une partie de votre âme. Il n’est pas question qu’on grave dans votre chair cette violence.

Je refuse qu’on vous considère comme sale, comme impure parce que vous n’êtes pas excisées. Vous êtes des femmes car c’est ainsi que vous êtes nées, vous êtes des êtres humains et c’est pour cela que tous vous doivent le respect : le respect de votre corps, le respect de votre être tout entier.

Un jour, quand je serai très vieille, que vous aurez eu des enfants, ce jour là, je raconterai à mes petits enfants mon combat. Combien j’ai lutté chaque jour devant les difficultés et combien j’ai tenu bon. Combien j’ai voulu avant tout votre sécurité. Car au pays, quand bien même vous avez 18 ans, quand bien même vous êtes majeure, ils peuvent vous imposer encore l’excision. Mais cela, je le refuse. Je m’oppose. Je dis non à cette violence sexuelle non justifiable qui blesse et rappelle aux femmes qu’on a pris possession de leurs corps.

Mes filles, mes enfants, vous êtes importantes, vous avez de la valeur, vous êtes magnifiques. Souriez à la vie chaque jour et croyez bien que vous méritez comme chaque être sur cette planète mon plus grand soin et mon plus grand respect.

Avec toute ma bienveillance et mon amour,

O. Anonyme

Source : Prévention Violences Sexuelles