C’est une horrible histoire. Mayar Mohamed Mousa s’est fait exciser dans un hôpital privé dans la province de Suez en Égypte. Elle est morte des suites de l’opération. Si l’excision est interdite depuis 2008 en Égypte, elle se pratique toujours chez les musulmans et chez les chrétiens.

À 17 ans, Mayar Mohamed Mousa devait se faire exciser dans une clinique privée en Égypte. Sa mère est infirmière et son père chirurgien, ils ont donc trouvé facilement les contacts pour faire l’opération. Mais l’excision a mal tourné et la petite fille est décédée.

Comme sa mort semblait suspecte, les médecins légistes ont réalisé une autopsie. Ils ont constaté qu’elle était morte des suites d’une excision. L’hôpital a été fermé et tous les patients ont été transférés ailleurs.

Les mentalités changent, un peu

L’excision est interdite depuis 2008 en Égypte. En janvier 2015, pour la première fois, le pays a puni un docteur qui avait excisé une petite fille.

200 millions de femmes à travers le monde ont déjà subi une excision. Mais depuis quelques temps, les mentalités changent: il y a des manifestations en Égypte, au Liban ou encore au Burkina Faso pour protester contre cette pratique. L’attitude des mères change aussi. Selon le United Nations Development Programme, si 92% des mamans ont subi cette opération, seules 35% d’entre elles veulent l’imposer à leur fille. [Malheureusement, les pressions sociales et pesanteurs culturels sont toujours bien présentes et la prévalence en Egypte demeure à 96 % pour les mères et 81 % pour les filles. En outre, à ce jour, l’Egypte est seul pays au monde où plus de 50 % des mutilations sexuelles féminines sont médicalisées -Ndlr]

Source: The Guardian
Traduction : NewsMonkey