« Ton sexe, ta liberté » – Voyage au Mali pour prévenir la pratique de l’excision – vacances d’été 2017

Dix élèves de Terminale ST2S1 (bachelières en 2017), résidentes dans des quartiers populaires, suite à la sensibilisation du GAMS et leur travail interdisciplinaire sur l’excision, elles ont souhaité organiser un projet humanitaire sur la sensibilisation aux risques liés aux mutilations sexuelles et des violences faites aux femmes au nom des traditions, au Mali. Après deux ans, le projet a été finalisé, mais seulement pour 4 d’entre elles,  du 19 juillet au 18 août 2017.

Ci-dessous, leur projet en détail :

 

« Ce projet consiste à faire un voyage au Mali, le pays d’origine de la majorité d’entre nous, en vue d’apporter notre contribution à la lutte contre l’excision et les violences liées à la tradition. Nous pensions pouvoir le réaliser en 2016, afin de compléter le projet technologique que nous présentons au baccalauréat cette année.

 

Ayant étudié le thème de l’excision dans le cadre des activité interdisciplinaires, nous avons pu nous familiariser et nous sensibiliser à ce sujet qui nous a fait prendre conscience de notre capacité à poser un problème à caractère sanitaire et social ainsi qu’à l’exploiter. En tant que femmes et en plus de cela femmes plus en risque de subir ces maltraitances, nous sommes d’autant plus touchées face à cet acte visant à priver la femme d’un organe presque vitale, d’une partie de son intégrité physique et de son identité féminine. Petit à petit une idée à germer dans nos esprits qui est donc le « voyage au Mali ».

Au cours de cette expérience, la préparation de l’activité interdisciplinaire, nous avons fait la rencontre d’une professionnelle Mme Nana CAMARA de la Fédération nationale GAMS. Elle nous a accueillis dans les locaux de l’association et a mis tout en œuvre afin d’enrichir nos connaissances sur les violences traditionnelles. Elle nous a entre, autre remis un manuel sur la reproduction avec un additif sur les mutilations génitales féminines (MGF), deux documentaires ainsi que beaucoup de revues.

Elle nous a beaucoup aidé dans l’élaboration de ce projet, au fur à mesure du temps, devenu un combat pour nous.

 

Ce sujet très sensible nous a permis de nous poser de réelles questions sur le monde extérieur et de nous rendre compte de ses atrocités. Cela a été la petite étincelle qui nous a permis d’ouvrir les yeux et de nous interroger sur nos convictions et nos valeurs. Voulant participer à l’abolition de cette pratique, nous avons décidé de faire ce voyage afin de pouvoir intervenir auprès des personnes dans les zones reculées pour les sensibiliser aux graves conséquences de cet acte. Ce n’est non seulement pour nous mais pour un rêve commun : pouvoir aider une cause, pouvoir sauver des jeunes filles qui, elles, risquent de ne pas avoir la même chance que nous d’échapper à cette torture. Nous voulons voir, découvrir d’autres mentalités, de nouveaux savoirs vivres et être, aider, nous rendre utiles pour sauver des petites filles qui pourront construire leur avenir sans subir le calvaire qu’est l’excision et ses conséquences sur la santé mentale et physique. Nous voulons partager notre savoir, notre culture et apporter quelque chose de plus à notre connaissance et à notre humanité. Bref, nous battre pour elles, la génération de demain.

 

Sur place nous travaillerons en collaboration avec l’AMSOPT (Associations Malienne pour la Sensibilisation et l’Orientation des Pratiques Traditionnelles). Nous serons hébergés dans un centre d’hébergement dans la ville de Bamako et dans des familles d’accueil dans le district de Kayes (commune et grande ville située entre les côtes du Sénégal et de la Mauritanie, zone où la pratique de l’excision est à plus de 80%)

 

Durant le voyage, nous réaliserons un film documentaire sur les actions menés ainsi que sur le travail des partenaires sur place.

 

Ce voyage est comme un aboutissement pour nous. Il peut également être source d’inspiration pour les jeunes dans la quête de la réalisation de leurs propres projets pédagogique, leurs propres rêves….

 

Quand on veut on peut ! Et c’est avec motivation qu’on s’adresse à vous. »


« Enfants ou épouses ? Quel statut juridique pour les mineures migrantes victimes de mariage forcé ? »

Kids Empowerment organise une conférence à propos du mariage forcé parmi les enfants migrants qui s’appelle : « Enfants ou épouses ? Quel statut juridique pour les mineures migrantes victimes de mariage forcé ? »

Les conférencier.e.s invité.e.s, dont la Fédération GAMS,  discuteront de la législation et de la réalité des épouses mineures migrantes de nombreux pays, dont la France.

  • Le jeudi 20 juillet, de 14 h 00 à 17 h 00
  • Maison des associations du 7ème arrondissement, 4 rue Amélie, 75007 PARIS

En France, l’excision et le mariage forcé existent aussi

A l’occasion des vacances d’été souvent synonymes de grands voyages, le Secrétariat d’Etat en charge de l’Egalité entre les femmes et les hommes a lancé une campagne pour sensibiliser le grand public et l’entourage de victimes potentielles sur les risques de mariage forcé et d’excision.

Les grandes vacances sont la période au cours de laquelle les risques de mutilations sexuelles féminines, comme les risques de mariages forcés, sont les plus accrus : sous prétexte d’un voyage dans le pays d’origine de leurs parents, de nombreuses adolescentes peuvent s’en trouver victimes. C’est pour alerter sur ces risques que Marlène Schiappa, la Secrétaire d’Etat chargée de l’Egalité entre les femmes et les hommes, a choisi de diffuser deux vidéos cet été. Mises en ligne sur les réseaux sociaux et le site institutionnel du secrétariat d’Etat, ces campagnes ont pour objectif de sensibiliser les entourages, les victimes potentielles, et rappeler qu’il existe des solutions d’aide et d’écoute.

La loi protège les enfants, même si l’acte est commis à l’étranger

Ces deux campagnes sont aussi l’occasion de rappeler des chiffres qui interpellent : en France, 3 adolescentes sur 10 dont les parents sont issus de pays pratiquant traditionnellement l’excision sont menacées de mutilations sexuelles, et 53 000 femmes adultes vivant sur le territoire sont excisées. « Bien que le nombre exact de victimes dans le monde ne soit pas connu, au moins 200 millions de femmes et de filles ont subi une mutilation sexuelle dans les 30 pays les plus concernés. Parmi ces victimes, 44 millions sont des filles âgées de moins de 15 ans. La loi française interdit l’excision et protège toutes les filles qui vivent en France, quelle que soit leur nationalité, et quel que soit le territoire où elle est pratiquée », indique le secrétariat d’Etat.

Au niveau pénal, la victime peut porter plainte jusqu’à 20 ans après sa majorité pour condamner ces violences devant la justice française. Quant aux mariages forcés, le secrétariat d’Etat rappelle « qu’en droit français, l’absence de consentement est une cause de nullité du mariage. » Ainsi, le fait de contraindre une personne à se rendre à l’étranger pour l’y marier de force, notamment en lui cachant le vrai motif de son voyage, est un délit passible de 3 ans d’emprisonnement et de 45 000 euros d’amende. Pour se renseigner sur les deux sujets ou alerter, il existe le site alerte-excision.org, les numéros de téléphone 119 ou 3919, les antennes du GAMS* ou du Planning familial pour l’excision, et le numéro de « SOS mariage forcé » ou une antenne du GAMS pour les mariages forcés.

*Groupe Femmes pour Abolition Mutilations Sexuelles Féminines et des Mariages Forcés http://federationgams.org/contact/

** 01 30 31 05 05

Source : http://www.parents.fr/actualites/enfant/en-france-lexcision-et-le-mariage-force-existent-aussi-168240


#AlerteExcision – Découvrez notre ambassadrice Diaryatou Bah

Hier soir, à 20h05, le 28 minutes d’Arte a reçu Madame Diaryatou Bah, d’origine Guinéenne. Excisée à 8 ans et mariée de force à 14 ans, elle vit aujourd’hui sur le territoire français qu’elle considère comme une réelle terre d’accueil.

Du traumatisme à l’engagement, Diaryatou Bah est devenue ambassadrice de la campagne #AlerteExcision menée par l’association «Excision parlons-en» et ses partenaires, dont la Fédération nationale GAMS, jusqu’au 30 juin.

Cette campagne de prévention cible les adolescentes qui rentrent au pays d’origine de leurs parents pour les vacances et risquent, pour certaines, alors l’excision

A visionner en cliquant sur le lien Diaryatou BAH – 28 minutes – Arte


Guinée-Conakry : Plus de « 22 % de filles » se marient avant l’âge de 15 ans

Conakry, Guinée : Le mariage précoce, à cause de « pesanteurs culturelles », fait encore des victimes en Guinée où « 22,8% de filles sont déjà en union avant même d’atteindre l’âge de 15 ans », en croire la ministre des Affaires Sociales, de la promotion féminine et de l’Enfance.

Mme Sanaba Kaba a révélé ces statistiques à l’occasion de la Journée internationale de l’Enfant africain, couplée à la campagne nationale de lutte contre le mariage des enfants.

« Selon les résultats de l’enquête MICS 2016, en Guinée, bien que la loi fixe l’âge minimum du mariage à 18 ans pour les filles et les garçons, 22,8% de filles sont déjà en union avant même d’atteindre l’âge de 15 ans et 54,6% de filles de 18 ans ont déjà contracté le mariage » révèle Mme Sanaba Kaba, Ministre en charge de l’Enfance.

« Le Ministère en charge des questions de l’Enfance perçoit le phénomène du mariage des enfants que certaines pesanteurs culturelles rendent encore tenaces, comme un véritable défi à relever » poursuit-elle ce 16 Juin lors d’une cérémonie officielle au palais du peuple de Conakry.

Le mariage précoce des jeunes filles a des conséquences sur leur santé, leur éducation et leur épanouissement personnel.

En terme de moyens de lutte contre le fléau, Mme le ministre en charge de l’Enfance évoque des mesures telles la révision de la politique nationale de l’enfance avec un plan de mise en œuvre qui s’étend sur 10 ans ;ü la réalisation d’une étude socio anthropologique sur le mariage des enfants ; l’élaboration d’un plan quinquennal de lutte contre le mariage des enfants,  la révision de la loi portant code de l’enfant etc.

« La communauté africaine, célèbre chaque année, le 16 juin, la Journée de l’Enfant Africain, instituée en juillet 1990, à travers la Résolution 1290 de la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement de l’Organisation de l’Unité Africaine (OUA), aujourd’hui Union Africaine (UA).

Cette journée célèbre la mémoire des écoliers innocents massacrés à SOWETO, en 1976, par le régime raciste de l’apartheid alors au pouvoir en Afrique du Sud. »

Source http://guineetime.com/2017/06/16/guinee-plus-de-22-de-filles-se-marient-lage-de-15-ans-officiel/


« Au cœur d’un mariage Maasaï » , de Martine Sarri, avec le GAMS Sud, le 3 juin 2017 #Miramas

Projection Film- Echange Martine Sarri et le Gams Sud, lors de la 3ème édition du Festival Solidaires, par Femmes Solidaires de Miramas

Samedi 3 juin, 3 & 4 juin 2017 | Domaine et Parc de Cabasse, 13140 Miramas

  •  Projection du Film  « Au cœur d’un mariage Maasaï » , de Martine Sarri sur ce peuple animiste et semi-nomade du Kenya qui pratique l’excision en complète contradiction avec leur philosophie. 
  • Echange le Gams « fédération nationale qui lutte contre les mutilations sexuelles féminines »

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Martine SARRI, marseillaise d’origine a suivi ses parents « émigrés » à Paris, et portant en elle le goût de l’humain, de la liberté, de l’indépendance, caractéristique des gens de méditerranée, elle se tourne tout naturellement vers ce qui lui permettra de prendre la parole pour dénoncer les injustices, je veux parler de la chanson ! Chanteuse, auteur, comédienne, réalisatrice de théâtres musicaux qu’elle joue partout en France et à l’étranger avec une constante : la défense des Droits des Femmes et des Enfants.
Martine SARRI réalise, en 2005 et 2006, l’année du forum social à Nairobi Kenya, un film « Au cœur d’un mariage Maasaï » sur ce peuple animiste, semi-nomade du Kenya qui pratique l’excision en complète contradiction avec sa philosophie.
Martine SARRI crée une association en France, «  LES AILES DE SILIGI » (Espoir en Maa) et une autre au Kenya  » SILIGI EL MAA » contre l’excision, les mariages forcés d’enfants trop jeunes, les violences faites aux fillettes et aux femmes la bas et ici, car hélas ce fléau, porté par l’ignorance, les tabous, les croyances religieuses ou pas, n’est stoppé par aucune frontière et se répand dans le monde qui compte plus de 130 millions de femmes ayant subi cette mutilation et 2 millions de fillettes qui la subissent chaque année.
– 1500 femmes par mois meurent des suites de ce crime.
En Août 2012, un jeune patron de société Arthur Schildge et MaiProject décide d’aider et de sponsoriser sa campagne d’information contre l’excision dans12 villages Maasaï du district Samburu. Grâce à son aide, elle produit un film « Le Moment Venu » réalisé par un jeune cinéaste de talent Charles Gay, un français vivant à New York .
Ce film obtiendra en 2014, deux prix SIMA, à Los Angeles, le prix du « documentaire court » ainsi que le « prix spécial du Jury » SIMA . Et une « Mention Spéciale » dans la catégorie du Festival du Film Documentaire à Glasgow. C’est un des films que nous vous offrons de découvrir lors de notre festival ce Samedi 3 Juin. Bienvenus

 

L’association LES AILES DE SILIGI (les ailes de l’espoir en Maa, langue Maasaï) a pour logo ads 13vocation la lutte contre l’excision et les violences faites aux femmes.
L’Association « AILES de SILIGI » espoir en Maa, a été crée en 2005 après un voyage chez les Massaï du Kenya où sa présidente Martine Sarri, militante féministe, s’est trouvée confrontée à l’excision. Cette négation de l’intégrité physique et morale de la femme. Même si pour les Maasaï on pense que cette coutume a été importée par d’autres peuples car elle est en complète contradiction avec leur philosophie, elle existe et elle perdure !
« Les AILES DE SILIGI 13″ se sont données pour mission d’abolir cette pratique dans le district des Maasaï Samburu, dans un premier temps (car nous avons bon espoir d’y arriver rapidement). Et partout où les femmes et les fillettes subissent cette mutilation, (dans le monde 140 millions de femmes ont été excisées, 2 millions de fillettes le sont chaque année dont environ 60 000 en France). Nos associations refusent de considérer cela comme un fait culturel ! Elles affirment, comme 53 pays Africains qui ont signé la charte africaine des droits humains, que cette mutilation est un crime, (qu’il soit pratiqué dans des villages ou dans des cliniques) et que ce crime envers plus d’une moitié de l’humanité, les femmes, pour la seule raison qu’elles sont nées femmes, doit cesser. Nous disons non aux excisions, comme aux lapidations, flagellations, mutilations de toutes sortes et discriminations dont sont victimes les femmes.

Le fléau de l’excision

L’excision est une mutilation, une violence faite aux femmes qui perdure dans de nombreuses régions du monde. Considérée comme un rituel, l’excision est la cause,  chaque année, d’une mortalité importante et  de souffrances  innombrables et récurrentes.

Contact:

Martine Sarri

AILES DE SILIGI

m.sarri@free.fr

Source : https://femmessolidairesmiramas.wordpress.com/

 


Excision, le plaisir interdit, un film documentaire de Mireille DARC

Il y a quelques années, l’actrice Mireille Darc s’était déjà intéressé au sort des femmes dans un documentaire très sensible sur les escort girls. Elle nous revient aujourd’hui avec un film sur un sujet très sensible encore et qui touche au moins 200 millions de femmes dans le monde, y compris en France ou en Belgique. Un documentaire de Mireille Darc et Nathalie Amsellem à ne pas manquer sur La Une le mercredi 17 mai à 22h. Rediffusion sur La Trois le 22/05 à 21h10 et le 23/05 à 10h35

 » Laisse errer mes doigts dans la mousse où le bouton de rose brille  » écrivait Verlaine. Baptisé bouton de rose ou bouton d’amour, le clitoris est le seul organe humain dédié entièrement au plaisir. Souvent synonyme de volupté, de bonheur, de jouissance. Ce petit bout de femme est parfois considéré comme une excroissance, à couper.

En Belgique, on estime que plus de 13.000 femmes sont excisées et 4.000 fillettes sont menacées. Elles viennent principalement de pays d’Afrique ou du Moyen-Orient où l’excision est fréquente. La pratique est pourtant interdite par la loi belge. Mais ellepersiste car c’est une tradition millénaire. 200 millions de femmes dans le monde ont subi une ablation du clitoris. Près de 60 000 d’entre elles vivent en France. Des femmes blessées à vif, blessées à vie, dans leur intimité, au plus profond d’elles-mêmes. Mireille Darc a voulu aller à la rencontre de ces femmes, dire leur douleur, laisser la souffrance et la violence s’exprimer. Comprendre. Et puis dire « Non ». « Non » à cette pratique qui met en danger la vie des femmes. « Non » à cette pratique parce qu’aujourd’hui, toutes les 4 minutes une petite fille est excisée dans le monde.

Source :https://www.rtbf.be/tv/thematique/documentaire/detail_excision-le-plaisir-interdit?id=9606256#images-pane-9095037

Ndlr :

Le film documentaire de Mireille DARC « Excision, le plaisir interdit » auquel la Fédération nationale GAMS (France) a largement consacré du temps, de l’énergie et pour lequel elle a largement ouvert son carnet d’adresse vient d’être diffusé sur la télévision belge. D’autres diffusions sont encore prévues, en Belgique. Et nous remercions très sincèrement les citoyen.ne.s qui nous ont alerté, et qui nous en ont informé. Nous ne savons pas si nous sommes au générique, mais là n’est pas l’important. Ne pouvant pas visionner le film, ni la bande annonce à partir de la France, merci d’avance de vos commentaires et remarques.

Nous remercions également toutes les femmes et les hommes ayant accepté par notre entremise de se mettre à nu.e.s pour ce film. Mireille DARC ayant eu de graves problèmes de santé peut-être que ceci explique cette découverte fortuite. Nous regrettons toutefois cette méthode. Car un film est toujours un travail d’équipe.

En espérant que si il y a une diffusion en France, nous serons cette fois-ci informé.e.s. Car les « survivantes » qui témoignent à visage découvert méritent le plus grand respect et notre bienveillance quelque soit les circonstances de la vie.


Kolda #Sénégal : 117 villages bannissent l’excision, les mariages précoces et forcés

Les communautés de 117 villages répartis dans les arrondissements de Mampatim, Saré Bidji et Dioulacolon, dans le département de Kolda (Sud), ont rejoint dimanche le mouvement national d’abandon de l’excision, a constaté l’agence de presse Sénégalaise.

A travers une déclaration faite à Thiara, dans la commune de Dialambéré, ces communautés se sont engagées, de manière solennelle, à « abandonner définitivement l’excision et les mariages précoces et ou forcés ».

Ces 117 communautés du département de Kolda viennent de fait grossir les rangs des villages ayant adhéré à la promotion des droits des femmes et des jeunes filles, depuis la déclaration pionnière de Malicounda Bambara, dans le département de Mbour, le 31 juillet 1997.

Aujourd’hui, 20 ans après, ils sont 6 338 villages à avoir renoncé aux pratiques traditionnelles, comme l’excision et les mariages forcés.
La déclaration de Thiara a été le fruit d’un long processus impliquant les communautés avec l’encadrement de l’ONG « Tostan » et l’appui de partenaires comme l’UNICEF, l’UNFPA, ORCHID, etc.

Source : http://senego.com/kolda-117-villages-bannissent-lexcision-les-mariages-precoces-et-forces_479437.html


Non, l’Arabie saoudite ne peut pas défendre les droits des femmes à l’ONU

L’Arabie saoudite, pays où l’on pratique un islam rigoriste, régi par la charia, vient d’être élue membre de la Commission de la condition de la femme des Nations unies pour une période de quatre ans.

Ainsi, dans un vote secret, le Conseil économique et social de l’ONU (ECOSOC), permet au royaume wahhabite de siéger au sein de cette commission composée de 45 États dont le mandat est de promouvoir les droits des femmes et de veiller à leur autonomie. Pour le Canadien Hillel Neuer, directeur exécutif d’UN Watch, « élire l’Arabie saoudite pour contribuer à la protection des droits des femmes, c’est comme nommer un pyromane chef des pompiers ». Nous partageons cet avis. Cette élection est un véritable scandale, une insulte à l’intelligence !

Pour rappel, la Déclaration universelle des droits de l’Homme a été adoptée en 1948 par l’Assemblée générale des Nations unies constituée de 58 États membres. Bien qu’à cette époque-là aucun État n’ait eu à se prononcer contre la Déclaration, huit d’entre eux se sont abstenus dont l’Arabie saoudite sous le motif de l’incompatibilité de son régime politique avec le principe d’égalité entre les femmes et les hommes tel que garanti dans la Déclaration. En matière de droits humains, ce même régime a-t-il évolué depuis pour mériter un siège à Commission de la condition de la femme des Nations unies? Sans grand effort, chacune et chacun sont en mesure de constater l’apartheid sexuel institutionnalisé par le royaume des Saoud, faisant fi de tous les textes internationaux en la matière. Certes, nous reconnaissons qu’il y a eu quelques avancées, ici et là, depuis 1948. Trop peu. Trop modestes. N’empêche que les femmes y sont toujours considérées comme des mineures à vie. Sans compter que sur la scène internationale le royaume saoudien est en grande partie responsable de la promotion d’un islam extrémiste, wahabo-salafiste, qui prône le djihad, la haine des mécréants et des juifs, la mise à mort des apostats et des homosexuels ainsi que l’emprisonnement des libres penseurs dont le plus célèbre est Raïf Badawi.

Dans ces conditions, nous ne pouvons accepter que l’Arabie saoudite soit catapultée à une commission dont le mandat principal est de garantir et de promouvoir les droits des femmes dans le monde à moins de fermer les yeux sur la nature-même de son régime. Dans ce contexte, nous nous interrogeons sur le processus qui a conduit à une telle élection. Qui sont les États qui ont voté pour garantir ce fameux siège à l’Arabie saoudite? Qu’ont-ils reçu en échange? A travers une telle complaisance, ces mêmes États réalisent-ils qu’ils bradent les droits humains et mettent en danger notre sécurité collective? Selon UN Watch, au moins cinq États de l’Union européenne (membres de l’ECOSOC) ont permis l’élection du royaume. On apprend que la Belgique en raison d’un cafouillage diplomatique est du nombre. D’ailleurs, son premier ministre regrette le vote de son pays! Mais qui sont les autres États? Est-ce la France, l’Allemagne, la Grèce, l’Italie, le Royaume-Uni, le Portugal, l’Irlande, la Suède, la République Tchèque? Nous voulons le savoir. Nous exigeons la vérité!

Alors que les femmes subissent de plein fouet les effets néfastes de la crise économique, du délitement des services publics, du virage de plus en plus autoritaire de plusieurs États et de la montée fulgurante des intégrismes religieux et des violences qu’ils charrient, nous estimons qu’il est urgent d’envoyer un message clair. Ceux qui participent à créer ces inégalités et à véhiculer ces violences ne sont pas dignes de notre confiance. Il faut, aujourd’hui plus que jamais, protéger les femmes, rendre accessibles les soins de santé et les droits sexuels et reproductifs, garantir le droit à l’éducation, à la culture et au travail, faire en sorte que les femmes puissent exercer leur citoyenneté à part entière. Nos droits ne sont pas à vendre ! Nos libertés ne sont pas négociables ! Notre dignité n’est pas à brader ! Arrêtez de nous mentir, l’Arabie saoudite n’est pas l’alliée des femmes!

Nous devons être conscients que face à la montée des extrémismes politiques et de la menace des intégrismes religieux, notre responsabilité est de défendre la démocratie et de veiller au respect des droits humains fondamentaux. Dans cette lutte, la politique des États démocratiques ne doit souffrir d’aucune incohérence, d’aucune ambigüité. On ne peut prétendre combattre un Daech sur le front du Moyen-Orient pour normaliser la venue d’un Daech bis au sein des instances onusiennes. La doctrine officielle de l’Arabie saoudite met en péril la paix des nations et la fraternité entre les peuples.

Nous demandons à nos États respectifs, la France, le Québec, le Canada et la Belgique de dénoncer l’élection de l’Arabie saoudite à la Commission de la condition de la femme des Nations unies. Nous exigeons son exclusion ainsi que celle de l’Iran de cette commission, deux pays qui pratiquent des politiques ségrégationnistes à l’endroit des filles et des femmes.

Ceux et celles qui souhaitent soutenir cette initiative sont invité.e.s à signer cette déclaration sous forme de pétition mise en ligne sur change.org. Prière de l’envoyer par courriel aux instances politiques concernées.

Personnalités Signataires

Henda Ayari (Libératrices); Daniel Baril (anthropologue); Djemila Benhabib (écrivaine); Gérard Biard (Charlie Hebdo); Danielle Bousquet (Députée honoraire); Marika Bret (Charlie Hebdo); Sérénade Chafik (Les Dorine); Laure Caille (Libres MarianneS); Martine Cerf (Égale); Geneviève Couraud (Assemblée des femmes); Catherine Coutelle (Présidente de la Délégation de l’Assemblée Nationale aux droits des femmes et à l’égalité des chances entre les hommes et les femmes); Carine Delahaie (Clara magazine); Monique Dental ( Réseau Féministe Ruptures); Bernice Dubois (Consultante internationale); Nadia el-Mabrouk (professeur UdM); Nadine Fleury (médecin); Marie-Hélène Franjou (médecin); Pierre-Yves Ginet (Femmes ici et ailleurs); Annie Laurence Godefroy (Fédération GAMS-Mutilations sexuelles féminines, Mariages forcés); André Gomar (Observatoire de la laïcité de Saint-Denis), Hassiba Idir (féministe et citoyenne laïque); Lucie Jobin (Mouvement laïque québécois); Ali Kaidi (Association québécoise des Nords-Africains); Patrick Kessel (Comité Laïcité République); Alban Ketelbuters (Doctorant en Histoire et civilisations à l’EHESS); Huguette Klein (Réussir l’égalité Femmes-Hommes); Françoise Laborde (Sénatrice de la Haute-Garonne); Françoise Laborde (Pour les femmes dans les médias ); Fatima Lalem (ancienne adjointe aux droits des femmes de Paris); André Lamoureux (Coalition laïcité Québec); Mona Latif-Ghattas (écrivaine); Christine Le Doaré (VigilantEs), Leïla Lesbet (militante féministe et laïque); Louise Mailloux (essayiste); Laurence Marchand Taillade (Forces Laïques); Françoise Morvan (Coordination française pour le Lobby Européen des Femmes); Anne-Laure Ner de Parceras (militante féministe et laïque); Alain Piot (Sociologue); Maudy Piot (Femmes pour le Dire, Femmes pour Agir); Céline Pina (Viv(r)e la République); Nicole Raffin (militante féministe et laïque); David Rand (Libres penseurs athées); Andréa Richard (écrivaine); Jocelyne Robert (écrivaine et sexologue); Michèle Roubinet-Loup (Fédération nationale Solidarité Femmes); Martine Roure (ancienne vice-présidente du parlement européen); Darya Safai (Movement Let Iranian Women Enter their Stadiums); Inna shevchenko (Femen); Sabine Salmon (Femmes solidaires); Michel Sirois (Pour les droits des femmes du Québec ); Annie Sugier (Ligue du droit international des femmes); Vivianne Teitelbaum (Conseil des Femmes francophones de Belgique), Michèle Vianès (Regards de femmes); Michel Virard (Association humanistes du Québec); Linda Weil-Curiel (Commission pour l’Abolition des Mutilations Sexuelles).

Source : http://www.levif.be/actualite/international/non-l-arabie-saoudite-ne-peut-defendre-les-droits-des-femmes-a-l-onu/article-opinion-655401.html

 


« L’approche interculturelle de la santé et de l’accompagnement social des femmes immigrées » #23mai #Lille

Dans le cadre des Journées Thématiques Santé de la mairie de Lille, et du projet que mène le Grdr et la RIFEN autour du public des femmes immigrées, nous avons le plaisir de vous inviter à un forum d’échanges réunissant les professionnels de la santé et du social autour de « L’approche interculturelle de la santé et de l’accompagnement social des femmes immigrées », dont vous trouverez le programme ci joint. 
Cette journée d’échanges aura lieu :
Le mardi 23 Mai à la Maison de l’Economie Sociale et Solidaire 
au 235, boulevard Paul Painlevé 59 000 Lille
de 9h30  à 17h00. 
Les objectifs seront d’apporter des éléments de compréhension pour un meilleur accompagnement, d’échanger autour des enjeux de l’accompagnement médico –social des personnes migrantes, notamment d’un point de vue psychologique et de repenser son rapport à l’usager issu d’une culture différente.
La matinée sera consacrée à une réflexion sur la perception que les accompagnants ont des femmes immigrées et à des interventions autour de l’anthropologie de la santé avec des sociologues et des psychiatres . L’après midi sera consacrée à des ateliers thématiques afin d’échanger sur les problématiques et expériences rencontrées et à l’élaboration de recommandations et de comportements à adopter. 
Pour découvrir le programme et vous inscrire cliquez sur le lien suivant : 

 

Les places étant limitées, les personnes travaillant directement en contact avec ce public spécifique seront privilégiées.
 
N’hésitez pas à nous contacter pour toute demande d’informations complémentaires.

 

En espérant vous y rencontrer, nous vous souhaitons une excellente journée.
 
Participation et repas gratuits sur réservation
 
RIFEN Nord Pas de Calais
Tél/Fax : 03 20 05 17 69   |   Tél d’urgence : 06 87 71 67 64
Asso. relais de la Fédération pour l’Abolition des Mutilations Sexuelles Féminines et Mariages Forcés (GAMS)
Membre du Réseau des Asso. AfroCaribéennes de lutte contre le VIH/SIDA, les Hépatites et autres IST (RAAC)
Plus de détails et d’actus sur notre site internet et notre page Facebook !