Gambie : Le président décrète l’interdiction immédiate des mariages précoces|forcés

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Le président gambien Yahya Jammeh a décrété l’interdiction, avec effet immédiat, du mariage des enfants dans son pays, menaçant de prison ferme les fiancés et parents qui ne respecteraient pas cette décision, dans une déclaration diffusée jeudi par les médias publics.

 

« A compter d’aujourd’hui, 6 juillet, le mariage des enfants est illégal et est interdit en Gambie », a déclaré M. Jammeh, qui s’exprimait mercredi lors d’une audience accordée à des dignitaires musulmans. Désormais, a-t-il ajouté, « quiconque épouse une fille n’ayant pas atteint l’âge de 18 ans fera 20 ans de prison. Les parents de la fille feront 21 ans en prison et toute personne ayant connaissance de ce mariage et ne l’ayant pas signalé aux autorités fera 10 ans de prison. L’imam et tous ceux qui dirigeront la cérémonie de mariage seront également envoyés en prison ».
 
Il a souligné que le mariage forcé était illégal, par conséquent interdit avec effet immédiat, qu’il concerne des mineurs ou des adultes. Même si la personne contrainte de se marier « a 40 ans, c’est illégal. Quiconque sera découvert en train de forcer son enfant à épouser une autre personne sera emprisonnée », a-t-il averti.
 
La Constitution gambienne stipule que le mariage concerne des adultes consentants mais aucune disposition légale n’incrimine le mariage forcé. Dans sa déclaration, Yahya Jammeh a affirmé avoir donné des instructions aux députés pour formaliser cette décision et passer une nouvelle loi dans ce sens avant le 21 juillet, veille du 22e anniversaire de son régime.
 
Fin novembre 2015, Yahya Jammeh avait décrété l’interdiction de l’excision en Gambie, soulignant que cette pratique – très répandue dans plusieurs pays africains – n’était pas dictée par l’islam et devait être abolie. Un mois plus tard, le Parlement a adopté une loi réprimant pénalement les mutilations génitales féminines. Les contrevenants sont désormais passibles de peines de prison pouvant aller jusqu’à trois ans et d’une amende de 1.300 dollars (1.200 euros). Parvenu au pouvoir par un coup d’Etat sans effusion de sang le 22 juillet 1994, Yahya Jammeh a été ensuite élu en 1996, puis constamment réélu depuis. Il dirige d’une main de fer la Gambie, petit Etat anglophone d’Afrique de l’Ouest enclavé dans le territoire du Sénégal, hormis sa façade sur l’Atlantique. (Belga)

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