Il était une fois… Mme A. qui a contacté le GAMS au mois de mai 2016. Madame fait de brillantes études de chimie en France. Elle a confié ses deux adorables fillettes, 17 mois et 3 ans à sa sœur, en Guinée. Mr M., le père des enfants est lui aussi présent en Guinée. Madame a subi les mutilations sexuelles féminines et ne veut qu’en aucun cas ses filles subissent le même sort. Son mari, le père des enfants, est tout aussi opposé.

Mais durant l’été, sa sœur rejoint son mari en France, pour y vivre. Le père des enfants travaille et ils craignent avec sa femme que si ils laissent les enfants à tout autre membre de la famille, elles seront excisées. La prévalence de l’excision en Guinée étant de 96 %, voir de 100 % dans certaines localités, il était nécessaire d’agir.

Nous avons dans un premier temps saisi le Ministère des Affaires Etrangères à Paris, qui nous a garanti un examen bienveillant de la demande de visa long séjour des enfants. Puis le père des enfants a fait un premier dépôt de demande des visas des enfants, qui malheureusement a été refusé.

Ne baissant pas les bras, Monsieur a obtenu de son employeur un visa lui permettant de venir en France, pour raisons professionnelles. Le risque d’excision des fillettes était encore accru. Il fait donc une nouvelle demande pour les fillettes, mais erreur d’informatique, seule la demande de la fille aînée avait été enregistrée par le service de demande des visas ! Nouvelle demande, pour la fillette “manquante” !

Et hier (je vous épargne les échanges de de courriels et les appels téléphoniques !), les deux petites filles ont obtenu leur vis a long séjour !

Elles vont pouvoir venir passer Noël, en famille, avec leur mère et leur père, et tout en ayant été protégée des mutilations sexuelles féminines !

Donc mille mercis à toutes celles et à tous ceux qui ont rendu ce conte de Noël possible !