Malgré leur interdiction, les mutilations sexuelles féminines restent une pratique répandue en Indonésie

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[et_pb_column type= »4_4″][et_pb_text admin_label= »Text »]Alors que les mutilations sexuelles féminines sont souvent associées exclusivement au continent africain, en Indonésie, plus de la moitié des filles de moins de 11 ans en sont victimes, avec un taux de 51,2% en 2013, selon le Ministère de la Santé indonésien.

L’ex-première ministre et militante féministe de longue date Sinta Nuriyah condamne fermement l’excision. Appuyée en ce sens par divers théologiens, elle souligne le fait que cette mutilation ne trouve aucun fondement dans la religion islamique.

En effet, les pratiques perdurent de façon indépendante vis-à-vis des textes de loi , qu’ils soient d’origine religieuse ou politique : ni l’interdiction des mutilations sexuelles formulée par le gouvernement en 2006, ni la fatwa contre cette interdiction édictée en 2008 n’ont fait évolué les pratiques.

Des dispositifs législatifs ne sont donc pas suffisants. Nafissatou J. Diop, coordinatrice du programme de lutte contre les mutilations sexuelles de l’UNFPA et l’Unicef, affirme la nécessité d’une approche holistique. C’est au niveau des communautés que les normes doivent évoluer. En effet la honte attachée au fait de ne pas être excisée reste un facteur important. Au contraire, il faut proposer une approche adaptée aux cultures locales mais attachée au respect des droits humains et à l’autonomie croissante des filles et des femmes.

Par ailleurs, Loren Rumble, qui dirige le département de la protection de l’enfance au sein d’Unicef, combat l’idée qu’il y aurait des mutilations sexuelles « bénignes », comme l’affirment certains défenseurs de cette pratique. « Peut-on parler de mutilation quand il s’agit d’une simple égratignure ? Oui. On peut, et on doit le faire ».

Traduction et synthèse : Pauline ARRIGHI

Source originale : Jakarta Globe[/et_pb_text][/et_pb_column]
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